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24.08.2006
Dennis Lehane
Dennis Lehane.
J'aime bien les romans policiers, mais en suis pourtant rarement satisfaite, peut-être parce que j'en ai lu trop plein et que certaines ficelles commencent à me devenir trop téléphonées.
Il y a pourtant des personnages qui ont acquis une réelle envergure, attachants comme si je les connaissais bien maintenant, comme s'ils faisaient partie de mon petit univers et dont j'attends avec impatience les nouvelles aventures.
Il en est ainsi du commissaire Wallander d'Henning Mankell, le flic blasé Harry Bosh de Michael Connelly, les policiers navajos de Tony Hillermann et depuis peu les deux privés de Dennis Lehane.
Dennis Lehane est plus connu pour l'adaptation de son livre "The Mystic River" par C. Eastwood (avec un beau trio : S Penn, K Bacon, T Robbins). Mais j'ai un faible pour les détectives privés bostoniens Patrick Kenzie d'origine irlandaise et la belle Angela Gennaro, aux douteuses origines mafiosos. Surtout pour la percussion des dialogues, l'humour dans les réparties, chose que je rêverais de savoir faire, et les intrigues mêlant rapidité de certaines scènes d'action avec longues recherches infructueuses, doutes de chacun, et des pistes savamment jalonnées.
Et moi qui suis une fan des Smiths et qui aurait bien voulu voir Morissey à Rock en Seine, je me suis pourtant régalée à la descente en flèche du groupe dans le roman "gone baby gone" (ed rivages noir). Un extrait :
"Je l'ai contemplé de l'autre coté de la table tandis qu'un barbare choisissait dans le juke-box un titre des Smiths. Je hais les Smiths. Je préfèrerais encore me retrouver ligoté sur une chaise et obligé d'écouter un medley des chansons de Suzanne Vega et Nathalie Merchant pendant que des génies de l'art conceptuel se déchirent les parties génitales à coups d'ongle plutôt que d'écouter trente secondes Morrissey et son groupe chanter d'un ton geignard leur angoisse d'anciens des beaux-arts répétant combien ils sont humains, combien ils ont besoin d'amour, etc. Je suis peut-être cynique, mais si on s'abstient de geindre, on a plus de chances de baiser, ce qui peut constituer une première étape prometteuse."
Dennis Lehane : à dévorer d'urgence (si possible dans l'ordre)
19:05 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : polars, rock


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