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23.06.2007

herbiers des campagnes bretonnes 12

Allez, dire que c'est déjà pratiquement la fin. Bientôt les bas-côtés des fossés vont sécher, jaunir et, émergeant parmi les fougères et graminées, ne resteront que quelques crépides, ombellifères style carottes sauvages et les belles tâches roses formées par les mauves, salicaires et épilobes.
Et pourtant les beaux spécimens arrivent, ils se sont fait attendre, mais ça valait le coup. En général ils se manifestent de loin, sans doute plus remarquables par le manque de concurrence et par le fait qu'ils sont généralement en bandes isolées au milieu d'une verdure de fougères, ronces et graminées.

medium_vipérine.jpgD'abord honneur au dernier bleu : la vipérineechium vulgare, pas le plus facile à cueillir car plutôt urticant. Il y a comme des espèces de soies à base rouge sur la tige. Assez haute, plus d'un mètre, avec des fleurs en nombreuses cymes formant un long épi. On la voit en bandes de copines, sur les bas-côtés, terrains secs, on en trouve plein en bordure de mer apportant un bleu intense sur des herbes sèches, voire du sable. La tige peut être très épaisse et là encore, pour les herbiers ce sont les plus jeunes qu'il faut cueillir. Et voilà une fleur fidèle qui demeure bleue au séchage. C'est aussi une plante médicinale réputée non pas pour soigner les morsures de vipère mais pour ses vertus galactogènes.

medium_phacélie.jpgDans le style bleu, avec aussi des fleurs en cyme, on voit des champs entiers se couvrir de cette couleur en ce moment. Et bien des touristes venaient nous demander, sur les marchés, "mais quelle fleur donne ces champs tout bleus" Eh bien c'est la phacélie commune - Phacelia tanacetifolia, plantée en Bretagne pour enrichir la terre sans engrais chimique. Un super engrais vert qui a en outre une autre vertu écologique puisqu'elle attire des "bons" insectes spécialistes de la lutte contre les pucerons.

Les coloris roses seront constitués essentiellement par les épilobes, de deux sortes.
medium_epilobe_en_épi.jpgD'abord hommage au plus grand, celui que l'on trouve en général en montagne mais qui pousse aussi en petits massifs isolées sur le bord de nos routes côtières par exemple, ou dans les clairières. Très haut (peut atteindre deux mètres), et avec une inflorescence imposante, en épi, d'où son nom : l'épilobe en épi ou laurier de St Antoineepilobium angustifolium. Les fleurs ont des pétales un peu inégaux et lâches avec étamines bien visibles. Avec le coquelicot, c'est l'autre fleur qui débutait bien un herbier, car sa taille donnait le mouvement d'ensemble. Plutôt à placer au milieu.

medium_epilobe_hirsute.jpgSa cousine, c'est l'épilobe hirsuteepilobium hirsutum. En voilà une qui traîne tard dans la saison. Assez haute elle aussi (1,50 m) Même type de fleur, bien rose, un peu plus régulière, mais qui ne pousse pas en grappe donc plutôt isolée accompagnée d'une terminaison courbe et pointue. Et fleur qui, en grandissant forme un duvet qui s'envole sur les routes. L'épilobe préfère les fossés, si possible avec un peu d'eau en bas.


medium_salicaire.jpgPareil pour les salicaireslythrum salicaria, (appelée aussi lysimaque rouge) même fossé, même couleur pourpre, même hauteur. Mais elle monte bien droit et bien haut, avec des feuilles ovales, étroites, opposée ou en verticille de trois sur la tige. Les fleurs poussent en épi. Il paraît qu'elle tient son nom du fait qu'elle poussait près des saules. Il faut dire qu'elle aime bien l'eau.


medium_reine_des_prés1.jpgEt c'est donc une transition rêvée pour évoquer une de mes préférées, la reine des présfilipendula almaria. Il faut venir avec des bottes, car c'est au bord, voire dans l'eau, ou dans la vase qu'elle se plait. Elle aussi est plutôt haute avec des feuilles très vertes, émerge des prairies et des fossés humides et malheureusement ne demeure pas blanche longtemps, virant au crème puis des tâches marron apparaissent sous l'action de l'humidité et des insectes. La fleur n'est pas remarquable en elle-même, un peu cotonneuse, en panicules denses, mais alors quel parfum incomparable. Le vrai parfum des champs, des prairies, de la campagne, plus que tout autre. S'il existait un parfum "reine des prés" je l'achèterai tout de suite. En plus il paraît que la plante a des vertus médicinales proches de l'aspirine.

La prochaine fois, les variantes de bruyères.

11.06.2007

Herbiers des campagnes bretonnes 11

Dans la série des fleurs cousines, celles que l'on confond allègrement avec d'autres de la même famille mais qui ont cependant d'énormes différences il y a en ce moment :

medium_matricaire.jpgLa matricaire communematricaria perforata, une grande dame (40 cm environ) encore que l'on voit apparaître partout et même qu'on se dit : "encore des marguerites" ou alors de grandes pâquerettes. Elle se dresse ou s'étale sous forme de multi pâquerettes élancées, avec des feuilles à segments filiformes. Elle se sent pas à l'inverse de sa cousine, la petite matricaire odorante- chamomilla suaveolens medium_matricaire_odorante.jpgC'est en fait une variété de camomille, avec des têtes florales coniques et creuses et qui sent d'ailleurs très fort et très bon. Elle aurait été dit on introduite en Grande Bretagne de l'Oregon vers 1871.

medium_seneçon_jacobée.jpgEt puis le séneçon jacobée - senecio jacobaea tout jaune, qui s'élève. là aussi on aurait plutôt envie de dire : encore une crépide. Et puis non, les fleurs se regroupent en tête, pour faire un peu comme un bouquet jaune, fait de plusieurs petites fleurs lâches bien jaune-ocre.
Les variétés cohabitent ensemble, même si les marguerites et les crépides sont déjà apparues depuis un moment, elles sont tenaces. Vaste famille que ces composées.


medium_trèfle_rouge.jpgEt puis le trèfle rougetrifolium pratense qui vient damer le pion à son congénère blanc, qui lui sévissait déjà depuis longtemps. Il y en a qui se font attendre. En fait de rouge, il serait plutôt rosé et virant vite au brun au soleil. 20 à 30 cm, très fréquent au bord des routes et dans les champs



Une variété dont on n'a pas encore parlé, la mauve, et qui fait son apparition remarquée en deux versions à savoir mauve musquée et mauve sylvestre.

medium_mauve_sylvestre1.jpgLa mauve sylvestremalva sylvestris , contrairement à ce que son nom laisserait supposer, ne pousse pas spécifiquement dans les bois mais a également apprivoisé allègrement les terrains vagues et bords de rond-point. Elle est plus haute que sa cousine et plus foncée aussi, avec des espèces de stries, couleur pourpre rosé pale à foncé, groupées par deux.C'est une plante médicinale longtemps employée comme émollient pour traiter les inflammations de la peau et des yeux, mais aussi appareil respiratoire.. Généreuse en couleurs et en fleurs, elle se trouve très bien dans tous les herbiers.
medium_mauve_musquée1.jpgSa cousine, la mauve musquéemalva moschata (elle aussi officinale) est assez fréquente aussi au bord des routes. Les fleurs sont beaucoup plus claires et la forme des feuilles est bien découpée et elle fait un bon duo, il est intéressant de les cueillir ensemble (feuille et fleur). Tout comme il est judicieux de placer les deux variétés de mauve sur un herbier.

05.06.2007

L'étranger

medium_live_at_massey_hall.jpg


Il y a 35 ans, ce devait être en 1972, j'avais découvert, dans le "Rock and Folk" du mois, un article de Philippe Paringaux sobrement intitulé "l'étranger" et qui montrait une photo d'un artiste seul sur scène, cheveux longs et chemise canadienne, penché sur une guitare folk "angelica". le journaliste y relatait un moment magique, à savoir un concert solo de Neil Young dans une salle londonienne. Il aurait tout au plus intituler son article "The loner", le surnom le plus connu de l'homme en question.
C'était la période d'avant Harvest et de la notoriété que ce futur album allait déclencher. Combien de fois j'ai pu lire cet article ! Par procuration je m'y voyais, j'entendais tous ces morceaux commentés avec force et admiration et ce qui en ressortait c'était comme une grâce infinie.
J'étais déjà fan de Neil Young, cette sensibilité à fleur de peau, cette voix fragile et cette impression de solitude qu'il trainait et vers laquelle je me projetais dans cette période adolescente prise en tenaille entre une campagne qui me plaisait, certes, mais où je me morfondais et l'attrait d'une autre culture, d'un autre tout simplement. Avec la peur de ce qui allait être.
Neil Young je l'avais découvert avec ses comparses Crosby, Stills and Nash, au travers d'un formidable double album (parties acoustiques et très électriques) "Four Way Street". Et je suis réellement tombée sous le charme du "loner", suivant fidèlement sa carrière, depuis Harvest qui sortait peu de temps ensuite, et redécouvrant les premiers albums dont "Everybody knows this is nowhere" avec sa pochette bucolique avec chien (la campagne toujours), remontant même jusqu'aux Buffalo Springfield et vibrant profondément aux albums noirs qu'ont représenté "Tonight the Night" ou "On the Beach", mon préféré peut-être par ce côté magnifiquement désabusé. Certaines périodes ultérieures, country, rockabilly,ou ou électronique m'ont un peu laissé de marbre, mais le retour avec "Rust never sleep" a été un énorme moment et le présage de cette vague sonique qui allait éclater à la fin des eighties avec Sonic Youth et Dinosaur Jr. Ensuite j'ai décroché c'est vrai. mais je conserve une affection intacte pour le bonhomme.
J'ai eu l'occasion de le voir, en 1976, dans ce qu'on appelait alors "les abattoirs " de la Villette. J'étais arrivée avec une copine vers 15h00 alors que le concert commençait à 20h00, pour être au plus près, pas dans le style groupie hystérique ,mais pour absorber encore mieux ces morceaux magiques, que ce soit en solo ou en électricité échevelée avec Crazy Horse.
Absorber, vibrer, une intimité, une fusion. Et voilà que l'on m'a offert (pour la fête des mères) ce "live à Massey Hall," concert qui ressemble trait pour trait à celui évoqué dans "l'étranger". Une voix juste, forte, des mélodies chargées d'émotion, un son qui semble plus profond que les versions digitales. Juste un piano et une guitare, ces chansons que l'on connait par coeur et qui semblent prendre vie, et un public extraordinairement présent jusque dans le silence. Un souffle magique.
Il y a un DVD joint et qui semble dirigé par B Sharkey, c'est à dire le pseudo que prend N. Young quand il réalise. Je suis un peu perplexe en ce qui concerne le DVD. C'est le même concert, le même ordre de morceaux, et l'on y voit dans une pénombre quasi constante, (avec un grain assez grossier) juste le visage de N. Young en gros plan (ce qui est déjà remarquable), mais qu'une partie éclairée. Parfois on ne voit que ses cheveux, ou ses mains sur une guitare. Et quelques ajouts sur des scènes très années 70 de son ranch. Rien sur le public, rien sur la scène hormis un tabouret, un tapis, et à de multiples reprises des gros plans sur un vieux magnéto qui tourne.
ça fait un peu art et essai avec des moyens soviétiques. Et pourtant en fin de compte cette minimalisation (si on peut dire) rajoute à la profondeur et la magie du concert.
Un pur moment de grâce.

21:45 Publié dans Rock | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rock

03.06.2007

terrain vague

medium_scabieuse.JPG
Au coeur de Dinard il y a un terrain vague à l'endroit où s'élevait autrefois la gare SNCF et le terminus de la voie ferrée. Depuis des années, c'est devenu, au choix, une verrue ou un formidable investissement dans une région où le prix de l'immobilier atteint des records insensés.
C'était devenu également l'endroit où garer sa voiture les jours de marché, le lieu où se posaient les cirques et les zoos en été (et parfois aussi les gens du voyage, ce qui ne semblait pas plaire à la population balnéaire bien pensante), l'endroit où faire courir ses chiens et essayer le vélo du petit. Et pour beaucoup dont moi-même un raccourci boueux pour se rendre à pied au centre ville.
La municipalité ayant décidé, toujours en voulant y mettre une pointe de grandeur, de confier le projet immobilier à Riccado Bofill, et après moults recours en justice par des associations locales, il semble que les pelleteuses soient entrées en action et les issues en sont désormais bouchées au public motorisé. Par contre il est toujours possible d'enjamber les murets et de contourner les gros rochers anti-caravanes pour se rendre au marché, en passant derrière les tas de sable et gravats. Et c'est là, parmi tous ces morceaux de débris que poussent aujourd'hui des fleurs resplendissantes, coquelicots, scabieuses et églantines, pas du tout impressionnées par le chantier d'à coté, utilisant des recoins oubliés et arides pour se développer fièrement. Je suis émerveillée par cette constance florale à se magnifier même là où tout est désolé.
Mais quand les dalles de béton du futur parking souterrain auront pris possession du terrain vague, sans doute ne verra t'on plus ces flamboyants rouge et mauve qui s'accrochent pourtant avec l'énergie du désespoir. (quoique j'ai vu des pâquerettes se faufiler dans les moindres interstices de l'asphalte, rien n'est perdu)
Ces scabieuses ont donc été cueillies dans un amas de débris, au milieu de gaillets gratterons qui se sont accrochés à mon pull et d'églantiers piquants. C'est qu'on sait se défendre.
Ce bouquet, sobre, simple, vaut largement toutes les compositions onéreuses de fête des mères.

02.06.2007

Les indispensables fleurs de jardin

Durant toutes ces années de création artisanale, nous nous sommes aperçus que les coloris variés et vifs apportés par les fleurs dites de jardin, se révélaient d'une aide précieuse, voire carrément indispensable. Surtout pour les petites compositions telles les bijoux, boites ou signets. Et donc régulièrement on a semé, planté et acheté sur les marchés (ou cueilli dans des jardins amis, voire certains parterres municipaux) les incontournables que voici, en vrac, sous forme de liste :

medium_myosotis_jardin.jpg-Myosotis des jardins (couleur plus foncée que ceux des bois). On ne cueillait que la fleur pour une destination bijoux (broches, médaillons etc ) et avec une pince fine, on pouvait en placer une bonne centaine par feuille d'annuaire.


medium_alysse_corbeille_d_or.2.jpgmedium_alysse_odorante.jpg-Alysses jaunes (corbeille d'or), blanche (corbeille d'argent) et violette ou pourpre (les appellations "nuit d'orient" ou "purple queen" – les jardineries savent toujours trouver des noms aguichants pour leurs semences). On les cueille telles quelles, elles conservent fidèlement leur couleur et ensuite avec une aiguille de seringue on les sépare pour agrémenter une composition, combler des interstices. Elles sont impeccables pour cela.


medium_bleuet2.jpg- Bleuet. Ce qui est bien avec les centaurées bleuet des fleuristes, c'est qu'on en trouve des bleu foncé, mais aussi des roses, des pourpres, des blancs. Idéal pour donner des mouvements bariolés.


medium_centaurée_des_montagnes.2.jpg- dans la famille centaurée, il y a aussi celle des montagnes mais qui est massivement vendue en jardinerie et qui reste vivace, et dont les pétales sont plus longs et plus découpés. D'un mauve clair


medium_heuchera.jpg- Les heucheras, celles qu'on préfère sont connues sous le sobriquet" pluie de feu" et ça leur va plutôt bien. Elles s'élancent, droites, au dessus des autres avec un rouge carmin flamboyant. Il y en a des plus roses aussi, avec des pétales plus clairs que la tige, c'est rare, et qu'on surnomme "désespoir du peintre" car le coloris serait très difficile à rendre en peinture.



medium_crocosmia2.2.jpg- Dans le même style, les crocosmias, connus aussi sous le nom de montbriétia. C'est la fleur des jardins celtiques, on en voit plein en Irlande également. D'un orange incroyable, en épi, avec des feuilles longues


medium_pavot_de_californie2.jpg- Toujours dans le orange (que voilà une couleur qu'on ne retrouve pour ainsi dire pas à l'état sauvage ! bizarre) il y a aussi le pavot de californie.


- et puis le souci officinal – le calendula (qui sévit aussi en jaune) et qui se révélait idéal pour medium_souci.jpgilluminer l'herbier, formant comme un soleil. Mais attention à le cueillir très jeune et pas épais, car après les étamines se détachent et tombent en plein de bouts et les pétales aussi, par morceaux.


medium_verveine2.jpg- les verveines. Alors là on a le choix, des roses, rouges, violettes etc certaines avec un cœur blanc au milieu, d'autre pas, à vous de choisir. Les rouges vif nous semblaient les mieux. Mais un mélange est agréable.



medium_lobelia.2.jpg- les lobélias. Un beau bleu, certaines sont très vives, d'autres plus pâles avec aussi un cœur blanc.



medium_pensées_sauvages.jpg- les pensées sauvages et les pensées classiques. Les premières sont intéressantes par leur petite tailles avec des feuilles bien proportionnées. Bel ensemble, du violet et du jaune, rappelant leurs congénères sauvages.
medium_pensées.2.jpgMais les pensées "classiques' se prêtent à mille versions et mille couleurs. Que l'embarras du choix et en outre elles fleurissent longtemps, y'en a toujours



medium_pied_d_alouette.2.jpg- les delphiniums ou pieds d'alouette. On les achetait sur les marchés et on pouvait attendre pour les cueillir. De toutes façons, ils se prêtent bien au séchage, c'est même son utilisation première, en bouquets. Mais pressés, ils sont bien aussi, sauf qu'il vaut mieux là aussi cueillir du jeune et du frais car sinon, à force de trop bien sécher, ils s'effilochent et le pétales tombent. Mettre les têtes à sécher avec quelques feuilles car elles sont fines et bien découpées. Par contre la tige ne sert pas beaucoup, sauf si l'on veut garnir un herbier en longueur, mais presser une petite fleur car la tige demeure épaisse.


medium_hortensia_bleu.jpg- L'hortensia, fleur de pays. Comment ne pas l'oublier. Surtout qu'il décline ses coloris mauves et bleus partout, dans le moindre village et qu'avec une tête, on peut remplir une page. Presser en détachant les fleurs une à une. C'est facile. Mais ignorer celles qui commencent déjà à virer au sec et au rouille. Prendre celles du milieu plus petites et qui ont encore plus de couleur car ne sont pas restées longtemps à la lumière. Bien sûr préférer les bleues, celles qui se déploient massivement (et c'et le cas de le dire) à l'ombre des chapelles finistériennes par exemple. Celles dont on dit qu'elles sont bleues car poussent sur de la terre d'ardoise. Et c'est exact que des hortensias bien bleus, achetés par ici, dans le Nord de l'Ille et Vilaine, virent au mauve l'année suivante et finissent par devenir irrémédiablement roses.


medium_groseiller_à_fleurs.2.jpg- Le groseillier à fleurs, une des premières de printemps pour agrémenter un herbiers par le haut, vu qu'il est pendant.



medium_fuschia.jpg-Pareil avec la fuschia. Ah que voilà une indispensable et qui fleurit aussi à n'en plus finir et tardivement. Les abeilles en raffolent, on se faisait concurrence. Pour faire une sorte de "retombée" sur une compositions c'est génial. Presser aussi quelques feuilles, elles sont pas mal Préférer la variété classique, fine et rouge vif, et pas les très grosses pourpres qui font un peu pâté ensuite.



medium_bruyère.2.jpg- A la toussaint, les bruyères en pot ont de belles variété rose très soutenu qui servent à tout. Vraiment à tout, même les petites bagues. Ne pas hésiter à en presser, comme ça, avec la tige et tout



medium_monnaie_du_pape.2.jpg- La monnaie du pape au printemps et les giroflées des dunes, (plus vives que leurs cousines sauvages des bords de mer) mais pas les giroflées classiques.





medium_feuilles_achillée.2.jpgUn retour rapide quand même dans le sauvage pour dire que, du moins dans la composition de bijoux et de petites boites, aucune de ces fleurs n'auraient de sens sans l'indispensable liant vert : la feuille d'achillée. En plus la nature et tellement généreuse qu'elle nous en met partout. Qu'on marche dessus sans arrêt. Et qu'on peut même devenir difficile pour trouver la plus découpée, la plus verte, la plus tendre etc.. vous en mettez quelques unes dans des pages et elles vous servent pour beaucoup d'articles. Il faut la couper et la redécouper avec une aiguille.


medium_carotte_sauvage2.jpg- Un autre liant ou agrémenteur, venu du sauvage, c'est l'ombellifère blanche, style janotte ou carotte sauvage. Pareil redécoupées finement. Et les jeunes feuilles de janottes sont interessantes pour la composition.


Voilà, prochaine fois, retour vers les fossés où se commencent à se déployer les dernières fleurs (déjà eh oui !) notamment les roses avec les familles des mauves, épilobes.

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