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27.10.2007

du dhal à toutes les sauces

91344c7b7183b20b62234bf0e46c6208.jpgQui aurait dit que les patates" mod kozh " allaient trouver un sérieux rival sur les rives du gange.
Et oui, c'est à l'occasion de trips en Inde du Nord et au Népal que j'ai découvert ce fameux Dhal bat, plat populaire, qui se mange en accompagnement du riz sous forme de soupe, sauce ou purée selon le degré de liquidité de la chose.
Le dhal désigne en fait à la fois le légume (la lentille- corail ou blonde) et tous les plats qui en sont issus.
Moi j'ai adapté une version personnelle basique de chez basique et qui a toujours trouvé ses adeptes, même nos enfants à l'age où pourtant il était difficile de leur faire manger un plat qui sort de" pâtes/ frites/purée". D'ailleurs ils savaient à peine que c'était des lentilles, pour eux ça a toujours été du Dhal.
Voici la basique (et ensuite je vous livre une recette authentique avec un mélange d'épice qui va pour tous les currys)-
- 400 g de lentilles corail (on en trouve facilement maintenant dans les coop bio ou les magasins exotiques et c'est pas cher (compter environ 2 euros le kilo et on en fait beaucoup avec un kilo)
- 2 oignons (ou 4 échalotes en bons bretons que l'on est) hachés.
- 1 boite moyenne de tomates pelées (pas cher non plus)
- éventuellement ail
- coriandre fraiche pour la déco
- du curry en poudre déjà tout mélangé, du genre garam masala ou curry de Madras


Une des premières choses à faire c'est de bien laver les lentilles à plusieurs eaux et de faire une sorte de pré-cuisson en les mettant dans une cocotte avec environ deux à trois fois leur volume d'eau, un peu de sel, éventuellement 1 c à c de curcuma et 1 c à c de coriandre en poudre. On amène à ébullition et on baisse le feu (ça fait de l'écume comme tous les légumes secs) Au bout de 10/15 mn de cuisson (à feu moyen, en remuant de temps en temps) les lentilles se défont, virent en purée. C'est là qu'il faut arrêter et réserver.

Faire chauffer de l'huile ou mieux un mélange beurre/huile et faire revenir les oignons ou échalotes sans colorer.
(puis si on veut à cette étape rajouter ensuite un grain d'ail haché) Ajouter une grosse c à soupe de curry en poudre. bien mélanger. Puis ajouter la boite de tomates, bien mélanger aussi (et en profiter pour écraser un peu les tomates si elles sont entières). Remettre le dhal cuit et tout amalgamer et voilà. C'est tout. Vite fait. Pas cher.
A partir de cette base on peut faire des variantes et rajouter au choix :
- du lait de coco (20 cl)
- de la coriandre fraiche
- et puis des légumes cuits du style pommes de terres en morceaux, ratatouille (ça donne un petit gout différent assez sympa), purée de carottes ou de potiron etc..


Variante plus "indienne" dirons-nous et qui permet ainsi d'avoir une base de préparation de plein d'autres currys (viande, poisson etc.)
Dans l'huile (ou le mélange beurre/huile - les indiens utilisent du ghee- beurre clarifié) mettre dans cet ordre, (en remuant toujours avant de rajouter l'autre élément ):
(- si vous faites un curry d'agneau ou poisson, faites les revenir en premier, puis enlever du feu).
- 1 c à c de graines de moutarde, remuer (elles vont sauter - c'est normal)
- qques secondes après : 1 c à c de fenugrec (c'est une épice qu'on trouve beaucoup dans la cuisine indienne et qui s'achète dans les boutiques asiatiques).
- puis qques sec ensuite : du piment émincé, ou bien une pincée de poudre de piment.
- un petit morceau (1 à deux cms) de gingembre haché (ou 1 c à c de poudre)
- 3 oignons hachés fins - ils vont avoir pour effet de décoller tous les sucs d'épices.
- 1 grain d'ail haché (pas obligé)
- 1 c à c de curcuma
- 1 c à s de coriandre moulue
- 1 petit peu de cumin en poudre
- une boite de tomates en morceaux (ou 6 tomates préalablement trempées dans de l'eau bouillante pour enlever la peau et préssées pour enlever quelques pépins, puis coupées en petits morceaux)
Voilà la base de curry

Et rajouter là donc le Dhal précuit (voir précédemment)
(- et si on fait un curry d'un autre genre, c'est là qu'il faut rajouter l'ingrédient principal - le poisson, viande, crevettes - qui auront été revenus en premier ou à part, les légumes du style chou fleur ou aubergines etc...)
On amalgamme bien le tout, on laisse cuire un peu (en tournant de crainte que ça attache et en outre le dhal a tendance à faire des "cloques sauteuses"

on peut terminer par du lait de coco (10 à 20 cl) et de la coriandre fraiche.

The black angels

Alors que l'époque est aux retours sur le devant de la scène de groupes quasi préhistoriques (Led Zeppelin, Police) ou même de musiciens que l'on a aimés il y a une dizaine d'années, novateurs à leur époque mais dorénavant calibrés pour renflouer leur compte bancaire (Pixies, Smashing Pumpkins) il y en a peu qui ressortent du lot, hormis peut-être Neil Young pour la première catégorie et Dinosaur Jr pour la deuxième.
Mais, grâce entre autres à Bayon de Libé, j'ai découvert plusieurs de groupes qui "font comme", qui "sonnent comme". mais avec une spontanéité et une énergie incroyables et qui sont depuis longtemps endormies chez leurs prédécesseurs. Ainsi Serena Maneeh l'an passé, lorgant du coté de "My Bloody Valentine" ou "Ride", et cette fois "The Black Angels" avec un superbe album "Passover"
Je ne sais pas grand chose d'eux, sinon qu'ils sont six musiciens (dont deux femmes) originaires d'Austin au Texas (Austin), pas très glamour pour un sou, mais quel son ! Pourtant cela ne ressemble pas à de la musique sudiste mais bien carrément à du Doors hargneux mâtiné de Velvet underground et rappelant aussi les débuts d'Echo and The Bunnymen (mais c'est vrai que je trouvais déjà à l'époque que la voix Ian Mc Cullough lorgnait vers celle de Jim Morrison)
C'est puissant, enlévé, hypnotique. Rien d'inventif, du bon rock, mais sacrément plus vibrant que toutes les reformations qui fleurissent actuellement.
A découvrir vite.

16:30 Publié dans Rock | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rock

23.10.2007

d'autres Finistères 2

balade en septembre
Poursuivant la route qui mène de Plougasnou à Locquirec, dans le but de revoir l'hôtel des Sables blancs où j'ai obtenu ma première immatriculation en tant de salariée du régime général, j'ai bien dû m'arrêter 4 ou 5 fois sur la route pour tenter de prendre des clichés de cette côte encore préservée, avec des chemins de randonnée à ras la falaise qui me donnaient vraiment envie d'arpenter plus longuement. Mais comme d'habitude, le résultat photographique n'est pas à la hauteur, et je reste piètre dans ce domaine, malgré les technologies qui permettent d'en faire plein, certes, d'en garder, d'en jeter, mais je n'ai pas l'œil, comme on dit.
Locquirec demeure une petite place sympa, mais finalement on a vite fait le tour, repéré l'hôtel qui vient effectivement de fermer ses portes (alors qu'il était loué par le Routard, c'est dommage), et retour par la même route côtière pour un arrêt baignade dans une crique géniale, surmontée d'un café tout aussi génial et qui mérite largement le détour, même en venant de loin. ed8ca2b7603a1c354f73ed708563afbc.jpgLa crique c'est Pol Rodou, le café c'est le café Caplan (il y en a aussi un autre, style pub écossais qui avait l'air très sympa et tout aussi bien situé mais qui était fermé - dommage). Le Café caplan c'est une oasis du côté de Guimaec, un havre de culture et de vue, la chaleur et la convivialité d'un bar (ils font aussi des assiettes) avec une envie irrépressible de se plonger dans les nombreux ouvrages en vente, particulièrement choisis et dont la disposition bien trouvée, aérée, avec cette baie sur le large, engendre l'envie d'une pause salutaire et culturelle. C'est paumé mais très fréquenté. Super endroit.
Tout comme le petit "café du port "du Dourduff, une carte postale à lui tout seul et qui fait face à la rivière qui vient de Morlaix, avec une rive menant à St Pol et l'autre à Plougasnou via Le Diben et d'autres petits ports enchanteurs. La route pour y mener (passant par le Cairn de Barnenez) est également remarquable.Et la nourriture, simple, familiale, pas très cher à base de produits de la mer.f6103d9a9beeeefe0d7e41e376c11984.jpg
Que voilà donc un coin que j'ai redécouvert, que d'ailleurs je ne connaissais même pas vraiment, avec tous les préjugés que je pouvais avoir sur cette côte Nord légumière et catholique.
Et c'est pas fini.La prochaine fois (je ne dis plus demain, car le temps me manque en ce moment) Une virée dans le pays des abers.

15.10.2007

Once

8f808622aaf85f7c98abc852f6de901b.jpgAu sein de la compétition du film britannique, il y avait un film "Once", véritable petit bijou auquel j'aurais volontiers donné le premier prix s'il ne semblait pas trop décalé dans une programmation dite "de festival". D'abord il s'agit un film musical, un film sur la musique, un film sur les musiciens. Bref la musique est bien au cœur et pas n'importe laquelle : un style auquel je suis sensible, plutôt Folk-rock dirais-je, composition personnelle que chante un guitariste, âme esseulée, et cœur brisé, au milieu d'une artère commerçante de Dublin, sur une vieille guitare un peu abimée, avec une voix qui monte en rage et puissance, ce qui parait presque incongru au milieu des passants. Incongru, pas pour cette immigrée tchèque, merveille de visage lumineux et simple. Spontanée, elle aussi musicienne, mais sans instrument, le piano sur lequel elle pratiquait n'ayant pas suivi son périple vers l'Irlande et ses promesses d'avenir meilleur. Pour l'instant, elle vend des roses dans la rue, permettant de nourrir sa mère et petite fille. (le mari de convenance étant resté au pays)
Jusqu'à sa rencontre avec ce musicien, par ailleurs réparateur d'aspirateur dans le petit atelier de son père veuf, et l'accompagnement vers une expression, vers une réalisation artistique. En duo, apprentissage mutuel des chansons, la fille (dans le film c'est en effet : the girl and the boy) s'unissant au rythme, apportant une touche subtile complémentaire pour en faire des ballades magnifiques. petit à petit, sans se prendre la tête, hésitante d'abord, y croyant à fond, avec les moyens humbles mais efficaces.
Une scène se déroule dans un magasin d'instruments de musique, où le vendeur laisse courtoisement la fille s'exercer sur un piano durant le temps de fermeture du magasin à l'heure de midi. Et c'est là que les deux âmes isolées vont apprendre à s'apprivoiser, se mélanger pour un équilibre incroyable.
L'autre scène, celle du studio d'enregistrement, la première chanson, est aussi un morceau d'anthologie : toutes ces existences cabossées (avec l'adjonction d'un trio de musiciens de rue qui ne jurent que par Lynyrd Skynyrd) au milieu d'un studio ultra moderne avec un ingénieur du son qui se voit coincé tout un week-end avec des ploucs, et qui font vivre des morceaux habités, montée en puissance et unisson, avec un ingénieur du son qui a vite fait de retourner sa veste, bluffé.
Et celle-ci encore : la fille, autorisée par le gars à mettre des paroles sur un morceau qu'il a composé (mais pour lequel il ne peut mettre de lyrics pour cause de rupture récente douloureuse) et qui sort la nuit en robe de chambre car il manque des piles pour le discman. Et la voilà dans les rues entre son logement et la supérette, qui invente et chante tout haut ses mots à elle. Et c'est comme si ce serait ses mots à lui. C'est superbe.
Et je garde le meilleur pour la fin. le gars et la fille existent. Je m'en suis aperçue à la fin au moment du générique, quand j'ai vu que les acteurs étaient aussi les créateurs et interprètes des morceaux : Glen Hansard & Marketa Irglova. Chapeau à eux deux !
Et cerise sur le gâteau (mais malheureusement cela ne s'est pas passé à la séance à laquelle j'ai assisté, mais le lendemain), le duo était présent à Dinard et est venu chanter le morceau phare dans la salle pour la plus grande joie de la majorité du public présent. J'ai appris que le film a eu le prix du public au festival de Sundance, ça ne m'étonne pas. A surveiller lors de sa sortie ici. Un régal.

10.10.2007

d'autres Finistères 1

cca793b3de78411675b437eb8c821ab7.jpgJe dois dire que je ne connaissais pas trop bien le Finistère Nord. Bien que ce soit la côte la plus proche kilométriquement parlant.
Hormis les balades annuelles à Locquirec (que j'ai déjà relatées ici, car c'était toute une épopée) et la colonie de vacances municipale à St Michel en Grève (mais c'était dans le 22), nous ne voyions dans la contrée du nord, dans ce Léon qu'une réputation peu glorieuse de légumiers votant massivement à droite et tous empreints de religion. Un peu mieux que le Morbihan, mais tout juste.
Ensuite c'est une région que j'ai surtout fréquentée à l'occasion des fêtes artisanales (Floralies de Ploudalmézeau, marchés d'art de Roscoff et Lesneven) mais en général nous n'étions pas dans une dynamique de découverte touristique du secteur, et plutôt pressés de quitter les lieux et de remballer nos stands.
Puis nous avons succombé aux sirènes du Sud, du Finistère Sud, entre Audierne et Riec sur Belon. Et parcouru souvent les étangs de Fouesnant et les grandes grèves de la baie d'Audierne avec les villages un peu perdus du pays bigoudens, emprunts d'une mélancolique rudesse.
Donc cette fois, décision de revisiter le Nord en un mois de septembre ensoleillé, arrière saison prometteuse qui se désole de devoir laisser la place à l'automne après avoir tant attendu les rayons frémissants.
On voulait commencer par le tout premier village Finistérien de la Côte : Locquirec mais l'hôtel que l'on convoitait (et qui, bizarrerie des étrangetés, était le premier endroit où j'ai travaillé en tant que serveuse à 17 ans), venait de fermer, mais carrément pour toujours. Pourtant situé sur la grève des Sables blancs, c'était un lieu idéal. Peu importe, Internet est passé par là avec ses adresses comparatives et certaines qui ne sont même pas dans le guide du Routard. Il faut dire que la région ne dispose pas d'un parc hôtelier fourni, contrairement au Sud (on dirait que je parle de deux hémisphères..). il y a des chambres d'hôtes (formule qu'on se réserve pour l'hiver) et des résidences très classes à des prix qui semblent exorbitants du style 160 euros la chambre.
Mais à Plougasnou. un hôtel face au port "le temps des voiles", avec un hôte qui pratique un humour un peu caustique que j'aime bien. Plougasnou, commune sacrément étendue. Et qui mène d'un côté vers les beaux sentiers de randonnée qui vont de Primel Tregastel à Locquirec et de l'autre la route qui longe la vallée du Dourduff en passant par Barnenez. C'est simple, on avait envie de s'arrêter tout le temps pour faire fonctionner le petit panasonic numérique.
D'abord direction Primel Tregastel et la route qui mène à Locquirec (j'avais vraiment envie de revoir "mon" Hotel des Sables blancs. Très belle route côtière, qui n'est pas sans rappeler celle qui, chez nous, va des sables d'Or au Cap Frehel. Sauf que là c'était plus vert, avec des champs et des vaches non loin des plages et des petits villages encaissés dans des mini vallons, tel St Jean Du Doigt. Première impression d'église et de chapelle, on en verra plein sur ce mini périple. Cette partie de côte doit être un paradis pour les randonneurs (il y en avait d'ailleurs pas mal dans l'hôtel) si j'en juge par tous le sentiers longeant la mer, parfois à flanc de falaise. très beau coin (mais comme tant d'autres). Demain la suite.

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08.10.2007

Festival du Film Britannique de Dinard 18

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Voilà bien un évènement que j'attends avec une certaine impatience chaque année et qui me comble de bonheur cinéphilique, et de plus carrément à domicile.
18ème édition donc et 18 films vus (sans compter un pré-festival de quelques sortis récentes offerts par la mairie avec entre autres le remarquable documentaire "very british gangster.)
Il était noté dans tous les médias locaux que cette édition serait plus "légère" que celle de l'an passé laquelle était emprunte d'une thématique plutôt sombre et violente. (quoique, que signifie exactement ce mot, on a pu ainsi voir cette année une certaine forme de violence dans le silence et l'incommunicabilité).
Festival léger donc, mille fois répété par les protagonistes (comme pour se dédouaner ?).
Plus léger ? Moi je dirais plutôt plus lent mais pas dans le sens péjoratif et galvaudé du terme.
En effet lenteur et distance semblent être les maitres-mots qui ressortent d'au fil des séances. Un réalisateur aura ainsi parlé de son film ("Midnight drives") : "Ce n'est pas un film sur les gens, mais sur l'espace entre les gens". La difficulté de communication. Et les rythmes utilisés, les silences montrés, ont permis de faire apparaitre et de donner de l'expression à ces questionnements intérieurs, ces doutes, ces souffrances et ces espoirs.
Donc festival plus lent, plus recentré autour de cellules plus intimes (la famille, les rapports parents-enfants, la difficulté d'expression du sentiment..).
Un autre thème était celle d'identification et d'appartenance. Notamment d'appartenance à un pays, une communauté, comme dans ce superbe film "Kings" sur une bande de copains irlandais, les "paddys" qui vont chercher du boulot à Londres en se jurant d'être fidèles à leur pays, leur langue (le gaélique), et leur amitié. Mais celle-ci sera ébranlée par la fortune diverse et l'alcool, comme en témoigne leurs retrouvailles, 30 ans après, à l'occasion du décès de l'un d'eux, où chacun cherche à se raccrocher à son identité irlandaise avant se reconnaitre que le pays est ce qu'ils en ont fait. est ici. De même que ce très beau portrait de femme bengali ("Brick lane"- prix du public), venue à 17 ans pour se marier en Grande Bretagne et vivre, sous un semblant d'impassibilité, un quotidien banal dans sa cité de briques rouges, en se raccrochant aussi à des images du village bengali, avant que peu à peu se forge son être véritable, son autonomie et son appartenance là où elle est. Simplement lumineux.
Le succès public et professionnel était au rendez vous sous un frais soleil d'automne qui a permis de manger des sandwichs ou de gaufres au bord de la plage en compagnie des goelands avant de retourner dans les salles obscures british. Encore un grand moment. Vraiment

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