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25.11.2007
compil de compil de compil
Depuis le temps que j'en parlais ! J'ai enfin entrepris le projet de ré-écouter une bonne partie de tous les cds de ma discothèque (et il y en a ..) afin d'encoder les morceaux choisis et d'en faire une sorte de compil des compils.
Vaste programme, facilité par les trajets en voiture et par les moments passés à faire de la cuisine. Car c'est plutôt là que je me donne le temps de ré-écouter ces albums. D'office, certains disques je n'y touche pas, car quand je les écoute c'est dans leur totalité. Et c'est quand même la majorité !
Mais il y a tous les autres de Alpha à Dandy Warhols (en effet j'en suis à la lettre D), en passant par Perry Blake, Built to spill ou Cousteau. Il y en a même, je me demande pourquoi je les ai achetés, comme AIM (trip hop ?) ou Arde (genre de tTndersticks espagnols ). Sans doute parce qu'ils étaient "disque du mois" au magazine "magic" (j'achetais régulièrement ce mag, mais plus maintenant et le net est passé par là.) Eh bien par exemple je n'ai rien gardé de ces deux albums. car je me tiens à une rigueur, sinon je vais me retrouver avec une méga compil.
Il y a du boulot, demain je m'attaque à "Day One"
Parallèlement, je fais aussi une sélection sur des...compils déjà existantes. Dans une boite à chaussures, sur l'étagère des disques, il y a tous les cds gratuits qui étaient fournis avec le magazine des Inrocks (je l'achetais aussi régulièrement, depuis leur période bimestrielle, avec articles de fond et noir et blanc, que j'adorais, jusqu'aux débuts hebdomadaires mais sur la fin, je n'adhérais plus à leurs gouts musicaux et cinématographiques. Il y en aurait à dire sur les Inrocks - une note entière s'impose. Je reste quand même fidèle à leur newsletter).
Donc, passé cette mini-parenthèse Inrocks, j'ai plein de cds qui s'appellent du style : "un printemps 88", "un été 90", "un automne 95" etc.. je me suis arrêtée à 2001 - avec à chaque fois une bonne quinzaine de morceaux choisis. Et sans compter que s'ajoutent des cds spéciaux "route du rock" ou "transmusicales". En emballage carton souple, ils trainaient dans cette boite, n'étant jamais ré-écoutés, sauf pour des "blindtests". Et pourtant ils recèlent des pépites.. sauf qu'en général ces pépites sont des extraits d'albums que j'ai achetés à la même période. mais un tri sera le bienvenu. Il y a du boulot aussi.
Et puis tant qu'à encoder, autant en rajouter un morceau, si je puis dire..Je me suis donc dénichée un petit logiciel gratuit grâce à Micro hebdo : mp3DirectCut, avec lequel je me fais des "bouts de morceaux", par exemple que des intros de 45 s maximum et qui me serviront pour des séances de "blintests". Car on aime bien ça à la maison, et en général, celui qui se collait à la platine et au choix des titres avait du boulot avec tous les cds à sélectionner, sans que le public ne triche en regardant la pochette, puis à sortir et insérer le cd, repérer le morceau choisi et le remettre dans le boitier ce qui faisait un vrai bazar à la fin de la séance. C'est toujours marrant de voir que certains (et moi-même quand j'y participe en tant que public) ne parviennent pas à sortir le nom d'un artiste, à l'occasion de l'écoute du titre où pourtant on ne peut que se dire "mais oui, mais je connais ça, c'est évident, mais c'est qui, mais c'est pas possible..." et tout le monde est prêt à cracher le nom plus vite que d'autres et c'est parfois le plus grand fan de l'artiste en question qui est victime d'un blanc. "mais oui mais c'était eux, bon sang je l'avais sur le bout de la langue" C'est fun. Maintenant avec tous ces débuts de morceaux en mp3, la liste tiendra dans une clé USB, avec la possibilité de mettre une lecture aléatoire ce qui fait que même le Dj pourra y jouer. (et ne sera pas à l'abri des trous de mémoire)
Et puis ce petit logiciel permettra aussi des montages audacieux comme des suites guitaristiques de Dinosaur Jr à se déchirer les tympans.
Donc, du fun en musique en perspective.
Pour en revenir aux artistes déjà triés (j'en suis qu'à la lettre D, je viens de finir Dandy Warhols), je voudrais tirer un coup de chapeau à Boo Radleys. D'ailleurs, au final, ils ne seront même pas sur la compil, les Cds s'écoutant en entier, notamment "Giant Steps". Mais je les ai dans un premier temps ré-écoutés et je me suis dit que voilà un groupe qui n'aura eu le succès qu'il méritait. car il y à la fois du mélodieux à la Beatles et du noisy à la Bloody Valentine, du travail d'orfèvre sous un son brut et fouilli. Très dense, très riche. Hommage donc ce jour à Martin Carr et ses acolytes.
Boo radleys - Wake up
17:35 Publié dans Rock | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rock, musique
18.11.2007
Menez Du
De tous temps j'ai eu un faible pour les Montagnes noires. Déjà le nom, il y a un coté mystérieux Les montagnes noires ! Menez Du ! Je les imaginais peuplées de faunes et d'étranges créatures, recelant des lieux secrets ou chargés d'histoire. Un nom qui irait bien sur la carte de la Terre du Milieu chère à Tolkien. Et puis, elles ont une végétation qui n'est pas sans rappeler celle des vraies montagnes. Beaucoup de conifères et de feuillus, ce qui tranche sacrément avec le côté érodé et désertique des Monts d'Arrée.
D'un coté l'Arizona et de l'autre le Wyoming.
Je me souviens de ces routes enchanteresses, celle entre Laz et Chateauneuf par exemple, ou entre Spezet et le Chateau de Trevarez, en passant par St Goazec. Des roches abruptes, sortant d'une forêt et clamant haut et fort leur point culminant à 300 m. C'est ainsi que nous avons franchi fièrement, la semaine dernière le .." col de Toullaeron" à 260 m d'altitude Si , si ! ça doit faire bien rigoler les touristes originaires des Pyrénées. Et pourtant que de tendresse lors de ce retour à Spézet, ville où nous avons habité pendant un an. Du bretonnant de bretonnant. Il y en a comme ça, des lieux qui me sonnent plus "marqués" (comme Poullaouën, Kergrist Moëlou ou Brasparts), je ne sais pas pourquoi. Sans doute que j'y ai vécu des moments forts liés à la celtitude, des festou-noz plus forts que d'autres, des atmosphères particulières. Mais Spézet est le premier endroit (hormis Trebrivan bien sur) où j'ai vécu de manière indépendante après une escapade universitaire parisienne et l'idée d'y retourner pour un week-end me plait énormément
Ce retour s'est programmé de manière assez imprévue. Nos enfants nous ont offert un cadeau "week-end "chambres d'hôtes". C'est une formule qui fait fureur actuellement, dans les Fnac, Carrefour etc. On peut y trouver au choix des séjours sportifs style saut en parachute, des séjours gourmets, des découvertes de ville, ou même des ateliers cuisine avec des chefs.
Nous ça a été "chambres d'hotes", avec un super catalogue qui donne envie d'aller partout, mais en nous resserrant sur la Bretagne, on a flashé sur le Manoir de Toullaeron. Parce que c'est à Spézet et parce que c'est le point culminant des montagnes Noires (320 m). Le Roc de Toullaeron, on y était déjà allé à plusieurs reprises. Il fallait savoir trouver le chemin, pas du tout indiqué et quant au rocher en lui-même, on ne le voyait qu'au dernier moment. Tout petit granit de rien du tout, rien à voir avec le Menez Hom ou la Montagne St Michel de Brasparts, qui se laissent deviner de partout ou les Roc'h des Monts d'Arrée (Roc'hTrevezel, Roc'h Ruz, Menez kador, Roc'h Tredudon, tous fleurant les 380 m). Ici, c'est discret, comme si on tombait par hasard au détour d'un petit sentier humide sur un des plus beaux points de vue de Bretagne.
L'autre jour, en allant à Quimper, nous avons donc décidé d'aller en éclaireur voir le fameux manoir, bifurquant de Gourin à Spézet et franchissant donc le fameux col de Toullaeron. (enfin je me moque gentiment, mais je suppose que pour les cyclistes du coin, ce doit être sacrément costaud). Je m'attendais, 15 ans après, à ce que le roc'h du même nom soit désormais indiqué et hyper bien balisé. Eh bien non. Il faut encore savoir trouver le petit sentier. Les propriétaires du manoir nous ont alors appris ce que j'avais toujours ignoré, c'est que ce point culminant se trouve dans une propriété privée. Et que les propriétaires ne tiennent à aménager le lieu. Si bien qu'en fait de vue, il y a maintenant des arbres qui ont poussé et ne permettent plus d'embrasser autant tous les environs. Pour avoir la plus belle vue des Menez Du, il faudra dorénavant aller jusqu'au signal de Laz ou la Roche du Feu à Gouezec. Je m'en fais déjà une joie.
20:00 Publié dans Bretagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bretagne, balades
07.11.2007
d'autres finistères 3
Je zappe momentanément la région des abers pour plonger dans l'Iroise. Le pays, pas la mer, quoique celle-ci était encore plutôt bonne en septembre. Cette côte entre Portsall et la pointe St Matthieu est vraiment remarquable dans son humilité, peu dénaturée, avec plein de petites routes qui longent la côte de très près. Et quelle côte, là où la Manche et l'Atlantique sont censées se retrouver. J'avais déjà repéré cette portion du littoral, quand nous faisions des expositions artisanales de ce coté, notamment les floralies de Ploudalmézeau à la Pentecôte. Nous dormions dans un hôtel à Porspoder, un peu miteux "le penn ar bed", avec une vue directe sur la mer et sur un petit promontoire rempli de lapins et de vestiges de four à algues. On est repassé à Porspoder, toujours aussi sympa comme village, tout étendu, épousant les contours de la mer, et on y a même vu cet hôtel ou du moins une vieille enseigne, car à mon avis il ne doit plus avoir les normes de sécurité nécessaires. Mais on ne sait jamais..enfin, il n'est plus dans les pages jaunes.
Donc la portion qui va de Tremarzan à Porspoder vaut largement, mais alors largement le détour.
La suite aussi, vers Lampaul-Plouarzel, commune bizarrement faite, essayant de longer le littoral mais paraissant plutôt désolée en même temps. Pas de trace de boutique de souvenirs ni de restos-snacks-terrasse, non des rues qui trainassent, tournent autour d'un phare, rejoignant des criques toutes aussi agréables.
C'est étonnant de voir que notre début de périple d'Iroise : Portsall, tout comme la fin : pointe du Corsen sont deux lieux où l'identité bretonne a été bafouée. Par l'Amoco Cadiz pour le premier endroit. C'est fou quand même de voir que ce beau port de Portsall, un havre de paix, a vu s'échouer en son cœur le funeste pétrolier en 1978. A l'époque j'habitais Spezet, en plein centre Bretagne et j'étais admirative de voir tous les paysans du coin attendre avec leurs bottes et seaux les cars qui allaient les conduire vers ces côtes, vers la mer, que certains n'avaient encore jamais vue, pour participer à l'inlassable nettoyage. Grand moment de solidarité bretonne comme il y en a eu tant d'autres..
Et puis là très récemment, à la pointe du Corsen, devant le cross du même nom, véritable station de surveillance qui met tout en oeuvre pour éviter entre autres de nouveaux Amoco, ces mots que j'avais encore en tête, dits par un futur président, fonction qui devrait pourtant inciter à plus de respect :
Qu’est-ce qu’on va foutre dans un centre opérationnel sinistre à regarder un radar ? Qui a eu cette idée de demeuré ? (…) Je me fous des Bretons. Je vais être au milieu de dix connards en train de regarder une carte !
La pointe du Corsen, beaucoup moins connue que celle de St Matthieu ou du Raz, n'est pas si bien fléchée que ses consœurs, il faut vouloir y aller et c'est au bout d'un chemin que l'on se trouve sur un mini promontoire où il est dit que la Manche et l'Atlantique se rejoignent (mais où ?) et où l'on se trouve sur le point le plus à l'Ouest du continent. Encore un endroit magique, mais il y en a tant. Pas très fréquenté, un peu désolé.

18:50 Publié dans Bretagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bretagne, Finistère, balades

