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29.09.2008

Pré-festival du film britannique.

81b026bb919f89d0f82348c6635eb427.jpgBon, je ne serai donc pas le membre de jury proposé par Ouest-France, l'honneur en revenant à une professeure d'anglais du Morbihan. Il faut dire que je m'en doutais puisque j'avais plus que largement dépassé les 1500 carcatères requis (j'en avais 6500 !!). Mais cela m'aura au moins permis de faire un billet de synthèse sur la manifestation et sur mes souvenirs liés au cinéma anglais dans le cadre de ce festival.
De toutes façons, je ne regrette pas, car j'aime être avec le public, avec les amis qui viennent chez nous le temps de ces quatre jours, avec les grilles horaires que l'on se passe et repasse afin de choisir tel film sans regretter amèrement tel autre, à moins de supprimer celui-ci mais dans ce cas on n'a pas le temlps de courir jusque l'autre salle voir celui-là. Sans compter les quelques temps de pause où l'on se retrouve sur une terrasse au bord de la mer, ou dans une pizzéria, voire un sandwich armoricain sur la plage avec les goelands qui rôdent tout près. Et j'oubliais les tablettes de chocolat, les sucreries et les pommes qui circulent en attendant la projection. Et les interminables discussions sur les films dans les files d'attente. Finalement je suis plutôt contente de ne pas être membre du jury.

Hier nous avons commencé le "pré-festival" (c'est à dire ces séances gratuites offertes par la ville durant 4 jours à raison de deux films par jour). Il s'agit de films sortis récemment en salle, dont par exemple les trois "Woody Allen londoniens". J'en avais vu deux ("Scop" et "Match point") mais pas le troisième "le rêve de Cassandre" que je verrais ce soir.
Hier c'était "Pénélope", avec C Ricci. je ne me souviens même pas de sa sortie en avril de cette année. Une fille de famille noble qui serait atteinte par une malédiction jetée par une sorcière et qui est affublée d'un "nez de cochon" jusqu'à ce qu'elle épouse un noble de son rang. Ce que sa mère s'évertue à faire, sauf que les prétendants fuient à sa vue (et pourtant c'est C Ricci). Exepté un (le délicieux James Mc Avoy), joueur fauché, au départ attiré par une récompense mais qui tombe amoureux, pour fuir aussi mais parce qu'il ne pourrait lui offrir ce qui est recherché car n'est pas un noble, juste un looser. Donc il fuit aussi mais pas pour les mêmes raisons. Sauf que la fille ne le sait pas, et, découragée, elle quitte le "chateau-cachette" familial pour découvrir la vie, et surtout l'acceptation de sa différence. Et c'est cette acceptation qui lui permettra de retrouver un nez normal.
Un film drôle souvent, un peu "Tim Bortonnien" avec la classe en moins, et sur une universelle leçon, toujours d'actualité.
Nous avons donc vu toutes les pancartes à l'effigie d'Hitchcock se mettre en place chez les "partenaires du festival" (c'est à dire une bonne moitié de la ville de Dinard), le tapis rouge déjà déroulé au Palais des arts et la distribution du magazine et des grilles horaires, avec le fameux casse-tête tant apprécié.

Cette année, il est beaucoup question de prison, de vie dans la prison, de sortie de prison, de délinquance..
Quelques films historiques aussi, notamment sur Dylan Thomas et une "Duchess" sous la forme de Keira Kneightley.
Un film violent du soir "Eden lake"
L'inévitable film musical, mais qui s'avére sacrément prometteur, mettant en scène des papys et mamies de 80 ans chantant du Clash et du Sonic Youth !!!
Et puis un film sur ces petites bestioles du désert australien, les "meerkats", dont une des voix de doublage est celle de Paul Newman.
Et j'attends beaucoup du nouveau Shane Meadows (celui qui a fait "dead man shoes" ) et de la reconstitution de la grève de la faim de Bobby Sands. ("Hunger")
Il y aura aussi le prochain Winterbottom, avec la venue de Colin Firth en personne. Classe.
Voilà c'est la première impression, plutôt jouissaive.

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