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01.10.2008
pré-festival du film 2

2ème journée de ce pré-festival qui s'avère un sacré succès vu la salle des "deux alizés" comble hier à 18heurs On se serait cru aux pleine heures du vrai festival, le samedi après midi par exemple, lorsqu'il y a des files d'attente impressionnantes jusqu'à l'entrée de la plage de l'écluse.
Cette fois c'était : "Le rêve de Cassandre" de Woody Allen. J'aime beaucoup le bonhomme, je suis très fan, j'accroche à pratiquement tous ses films, j'aime son humour particulier, le sarcasme de ses dialogues, j'aime son bavardage incessant, là où d'autres trouvent que ça peut devenir barbant. Et puis il a cette façon de créer des bijoux de films, plutôt comédies, plutôt courts, suaves.
Mais là il s'agit d'un versant plus sombre, de cette fameuse "trilogie londonnienne", selon les termes journalistiques. J'avais déjà vu Match Point et Sccop (avec la délicieuse Scalrett Johansson)i, que j'avais aimé.
Mais j'avais raté "le rêve de Cassandre".
Soit deux frères (Colin farrell et Ewan McGregor - déjà rien que pour eux..), de milieu ouvrier, qui achètent un bateau d'occasion qu'ils baptisent "le rêve de Cassandre". Mais suite à la passion du jeu pour l'un, à une passion amoureuse envers une jeune actrice ambitieuse pour l'autre, les voilà acculés par des dettes et contraints de réclamer l'aide d'un oncle fortuné, lequel en échange leur demande un service de confiance qui ne peut être effectué qu'au sein de la famille : "éliminer" un ex associé en voie de nuire à ses intérêts. Eliminer, dans le sens de tuer.
Et les deux frères, qui ne pouvaient pas envisager un tel acte, le font quand même, après des tergiversations (c'est pas vraiment le mot, mais..) qui constituent un aspect remarquable de ce film. Les doutes, les peurs au ventre, les cris que l'on devine enfouis, la honte, le désir, la tentative d'oubli dans l'alcool et les psychotropes, etc.. tout ceci pourrait faire penser non pas à Woddy Allen, mais à Kieslowski, carrément. Et la culpabilité rongeante de Colin Farrell (très juste dans ce film), tout comme la pseudo absence de remords de son frère, nous sont palpables. C'est du grand art..(j'en dis pas plus sur la fin. Disons que c'est le bateau qui revient, qui s'en va.)
Demain, encore un pré-festival (l'histoire des soeurs Boleyn, j'ai oublié le nom, mais il y a Scarlett Johannson et Nathalie Portmann, de quoi faire courir les hommes qui nous accusaient hier d'être attirés par Colin farrell et Ewan Mc Gregor.
14:35 Publié dans cinema | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dinard, cinéma, festival, film britannique


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