02.06.2007

Les indispensables fleurs de jardin

Durant toutes ces années de création artisanale, nous nous sommes aperçus que les coloris variés et vifs apportés par les fleurs dites de jardin, se révélaient d'une aide précieuse, voire carrément indispensable. Surtout pour les petites compositions telles les bijoux, boites ou signets. Et donc régulièrement on a semé, planté et acheté sur les marchés (ou cueilli dans des jardins amis, voire certains parterres municipaux) les incontournables que voici, en vrac, sous forme de liste :

medium_myosotis_jardin.jpg-Myosotis des jardins (couleur plus foncée que ceux des bois). On ne cueillait que la fleur pour une destination bijoux (broches, médaillons etc ) et avec une pince fine, on pouvait en placer une bonne centaine par feuille d'annuaire.


medium_alysse_corbeille_d_or.2.jpgmedium_alysse_odorante.jpg-Alysses jaunes (corbeille d'or), blanche (corbeille d'argent) et violette ou pourpre (les appellations "nuit d'orient" ou "purple queen" – les jardineries savent toujours trouver des noms aguichants pour leurs semences). On les cueille telles quelles, elles conservent fidèlement leur couleur et ensuite avec une aiguille de seringue on les sépare pour agrémenter une composition, combler des interstices. Elles sont impeccables pour cela.


medium_bleuet2.jpg- Bleuet. Ce qui est bien avec les centaurées bleuet des fleuristes, c'est qu'on en trouve des bleu foncé, mais aussi des roses, des pourpres, des blancs. Idéal pour donner des mouvements bariolés.


medium_centaurée_des_montagnes.2.jpg- dans la famille centaurée, il y a aussi celle des montagnes mais qui est massivement vendue en jardinerie et qui reste vivace, et dont les pétales sont plus longs et plus découpés. D'un mauve clair


medium_heuchera.jpg- Les heucheras, celles qu'on préfère sont connues sous le sobriquet" pluie de feu" et ça leur va plutôt bien. Elles s'élancent, droites, au dessus des autres avec un rouge carmin flamboyant. Il y en a des plus roses aussi, avec des pétales plus clairs que la tige, c'est rare, et qu'on surnomme "désespoir du peintre" car le coloris serait très difficile à rendre en peinture.



medium_crocosmia2.2.jpg- Dans le même style, les crocosmias, connus aussi sous le nom de montbriétia. C'est la fleur des jardins celtiques, on en voit plein en Irlande également. D'un orange incroyable, en épi, avec des feuilles longues


medium_pavot_de_californie2.jpg- Toujours dans le orange (que voilà une couleur qu'on ne retrouve pour ainsi dire pas à l'état sauvage ! bizarre) il y a aussi le pavot de californie.


- et puis le souci officinal – le calendula (qui sévit aussi en jaune) et qui se révélait idéal pour medium_souci.jpgilluminer l'herbier, formant comme un soleil. Mais attention à le cueillir très jeune et pas épais, car après les étamines se détachent et tombent en plein de bouts et les pétales aussi, par morceaux.


medium_verveine2.jpg- les verveines. Alors là on a le choix, des roses, rouges, violettes etc certaines avec un cœur blanc au milieu, d'autre pas, à vous de choisir. Les rouges vif nous semblaient les mieux. Mais un mélange est agréable.



medium_lobelia.2.jpg- les lobélias. Un beau bleu, certaines sont très vives, d'autres plus pâles avec aussi un cœur blanc.



medium_pensées_sauvages.jpg- les pensées sauvages et les pensées classiques. Les premières sont intéressantes par leur petite tailles avec des feuilles bien proportionnées. Bel ensemble, du violet et du jaune, rappelant leurs congénères sauvages.
medium_pensées.2.jpgMais les pensées "classiques' se prêtent à mille versions et mille couleurs. Que l'embarras du choix et en outre elles fleurissent longtemps, y'en a toujours



medium_pied_d_alouette.2.jpg- les delphiniums ou pieds d'alouette. On les achetait sur les marchés et on pouvait attendre pour les cueillir. De toutes façons, ils se prêtent bien au séchage, c'est même son utilisation première, en bouquets. Mais pressés, ils sont bien aussi, sauf qu'il vaut mieux là aussi cueillir du jeune et du frais car sinon, à force de trop bien sécher, ils s'effilochent et le pétales tombent. Mettre les têtes à sécher avec quelques feuilles car elles sont fines et bien découpées. Par contre la tige ne sert pas beaucoup, sauf si l'on veut garnir un herbier en longueur, mais presser une petite fleur car la tige demeure épaisse.


medium_hortensia_bleu.jpg- L'hortensia, fleur de pays. Comment ne pas l'oublier. Surtout qu'il décline ses coloris mauves et bleus partout, dans le moindre village et qu'avec une tête, on peut remplir une page. Presser en détachant les fleurs une à une. C'est facile. Mais ignorer celles qui commencent déjà à virer au sec et au rouille. Prendre celles du milieu plus petites et qui ont encore plus de couleur car ne sont pas restées longtemps à la lumière. Bien sûr préférer les bleues, celles qui se déploient massivement (et c'et le cas de le dire) à l'ombre des chapelles finistériennes par exemple. Celles dont on dit qu'elles sont bleues car poussent sur de la terre d'ardoise. Et c'est exact que des hortensias bien bleus, achetés par ici, dans le Nord de l'Ille et Vilaine, virent au mauve l'année suivante et finissent par devenir irrémédiablement roses.


medium_groseiller_à_fleurs.2.jpg- Le groseillier à fleurs, une des premières de printemps pour agrémenter un herbiers par le haut, vu qu'il est pendant.



medium_fuschia.jpg-Pareil avec la fuschia. Ah que voilà une indispensable et qui fleurit aussi à n'en plus finir et tardivement. Les abeilles en raffolent, on se faisait concurrence. Pour faire une sorte de "retombée" sur une compositions c'est génial. Presser aussi quelques feuilles, elles sont pas mal Préférer la variété classique, fine et rouge vif, et pas les très grosses pourpres qui font un peu pâté ensuite.



medium_bruyère.2.jpg- A la toussaint, les bruyères en pot ont de belles variété rose très soutenu qui servent à tout. Vraiment à tout, même les petites bagues. Ne pas hésiter à en presser, comme ça, avec la tige et tout



medium_monnaie_du_pape.2.jpg- La monnaie du pape au printemps et les giroflées des dunes, (plus vives que leurs cousines sauvages des bords de mer) mais pas les giroflées classiques.





medium_feuilles_achillée.2.jpgUn retour rapide quand même dans le sauvage pour dire que, du moins dans la composition de bijoux et de petites boites, aucune de ces fleurs n'auraient de sens sans l'indispensable liant vert : la feuille d'achillée. En plus la nature et tellement généreuse qu'elle nous en met partout. Qu'on marche dessus sans arrêt. Et qu'on peut même devenir difficile pour trouver la plus découpée, la plus verte, la plus tendre etc.. vous en mettez quelques unes dans des pages et elles vous servent pour beaucoup d'articles. Il faut la couper et la redécouper avec une aiguille.


medium_carotte_sauvage2.jpg- Un autre liant ou agrémenteur, venu du sauvage, c'est l'ombellifère blanche, style janotte ou carotte sauvage. Pareil redécoupées finement. Et les jeunes feuilles de janottes sont interessantes pour la composition.


Voilà, prochaine fois, retour vers les fossés où se commencent à se déployer les dernières fleurs (déjà eh oui !) notamment les roses avec les familles des mauves, épilobes.

19:35 Publié dans nature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, bretagne, fleurs, artisanat