16.10.2008
Festival du film britannique - compte-rendu

ça y est, c'est passé. Comment donc résumer ces quatre jours ?
- 18 films vus. Compétition, avant-premières, rétrospective, documentaires.
- La pluie, le vent. Pas n'importe quelle pluie. Forte. Grêle. Drue. Du genre de celle qui nous mouille complètement le temps de rejoindre deux salles de projection, ou deux cafés. Quelques brèves accalmies, mais alors c'est le vent, fort, bourrasques qui fait tomber les panneaux à l'effigie d'Hitchcock et qui donne l'impression que la salle gonflable va s'envoler. ou qu'elle va ployer sous l'eau. Car celle-ci redémarre très vite au gré des lâchages de ces gros nuages noirs.
L'esplanade devant la plage où l'on appréciait sandwiches et cafés en terrasse, est déserte, envahie par les vagues écumeuses de la marée, les palmiers de décoration et les pancartes à terre.
Et ça a duré deux drôles de jours le jeudi et vendredi, ça n'a jamais vraiement cessé en fait.
On pourrait dire qu'on s'en fout, le but de ces quatrejours étant de squatter les salles à outrance, 5 films par jour, c'est pas rien. Mais bon, j'imagine que pour les spectateurs qui doivent supporter jusqu'à une heure de queue pour avoir un précieux sésame, attendre sous la pluie, le vent et le froid, a de quoi faire émerger un profond découragement.
Pourtant j'ai eu l'impression qu'il y avait du monde, pratiquement autant que d'habitude et surtout à partir du vendredi après midi. Comme d'habitude. Salles combles. Des gens qui s'asseoient par terre au palais des arts, des ouvreuses qui comptent et recomptent les places, cherchant la moindre disponibilité. Et au fur et à mesure qu'avance le festival, chacun commentant, re-commentant, discutant, déconseillant tel film ("Helen" par exemple, unanime dans la neurasthénie), acclamant tel autre, pronostiquant tel gagnant un jour après avoir vu "The Escapist" et tel autre le lendemain après avoir vu "The Club". Mais il y en a un qui se détachait tout le temps : "Boy A". Le premier qu'on ait vu le jeudi matin. Un ton juste. Très juste.
Le temps chaotique nous aura permis d'expérimenter quelques restaurants (dont le minuscule "8 Bis" et ses tartines de chèvre gargantuesques), dont certains luttaient pour maintenir leurs terrasses hermétiques malgré les bourrasques. Petits restos devenus comme des annexes du "masque et la plume" ou de "le cercle", chacun dépliant ses fameuses grilles horaires.
Ah ces grilles, outil indispensable du festivalier, cochées et recochées, barrées, ré-ouvertes en fonction de telle ou telle nouvelle appréciation, mais susceptible de bousculer tout un planning. Cependant, ce genre de bousculade, on en redemande..
- 4 salles pas suffisantes toujours, le tapis rouge complètement imbibé d'eau, un filet d'eau tombant du toit de la salle gonflable, des files d'attente prenant souvent la forme d'un amas, chacun cherchant à se protéger des aléas météorologiques. Et au milieu de tout ça passent Colin Firth, Shame Meadows, Nicholas Roeg, Hugh Hudson..Lambert Wilson et le reste du Jury,
Je n'ai jamais aussi peu vu le jury d'ailleurs et honnêtement je m'en fous. Je ne suis même pas allée à la cérémonie d'ouverture et de présentation.
Mais j'ai aimé les acteurs et réalisateurs anglo-saxons qui venaient en début de projection dire un ou deux mots, habillés comme vous et moi, baskets, jeans et chemise à carreaux. Par exemple Liam Cunningham, présent dans "the Escapist" et dans le bouleversant et percutant "Hunger", ou toute l'équipe très applaudie des videurs de "The Club" ou encore l'acteur-réalisateur Chris Wait (sorte sosie de K Cobain) présentant son film-documentaire sur son "histoires de ses déboires sexuels". Quelques mots. Simples.
Les films :
Quand j'ai découvert le catalogue, j'y avais trouvé comme une thématique "prison". Elle y était bien présente. Pas seulement la prison/murs et sa sortie mais l'enfermement sous toutes ses formes, la non communication. Du huis clos dans une cabane d'observation d'oiseaux ("The Hide"), à la traque gore dans la forêt ("Eden Lake"), l'évasion et enfin la sinistre prison de Maze à Belfast avec la grève de l'hygiène et de la faim des militants de l'IRA.
Le film primé (justement) "Boy A", évoque la possibilité de réinsertion, la difficulté de tirer un trait sur le passé, tant de la part du protagoniste que de la société toute entière.
Donc une thématique certaine. Un peu sombre. Beaucoup d'hommes dans les films. Peu de femmes.D'ailleurs, un des films qui, lui par contre, a déclenché l'hilarité générale était considéré comme un "film pour hommes" à travers C Wait qui s'interroge sur les echecs de sa sexualité en faisant appel à ses "ex" en vidéo.
L'homme en premier plan mais les femmes sont justes toujours, comme la mère de ce videur, la femme d'un loser, l'épouse d'un petit revendeur turc..Et les deux muses de Dylan Thomas jouées par K Kneightly et S Miller..("The edge of love")
Peu de comédies à plier de rire, peu de grand air, de campagnes riantes, de verte irlande.
Mais un bon festival et un superbe film qui a remporté tous les prix : "Boy A". Un jeune acteur remarquable de justese. Les autres aussi, dont un grand Peter Mullan. La rédemption est elle possible ? L'absolution. La nouvelle vie. La double peine. A voir à sa sortie.
Vivement l'an prochain.
Boy A - bande annonce
11:52 Publié dans cinema | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cinema, festival, film britannique
01.10.2008
pré-festival du film 2

2ème journée de ce pré-festival qui s'avère un sacré succès vu la salle des "deux alizés" comble hier à 18heurs On se serait cru aux pleine heures du vrai festival, le samedi après midi par exemple, lorsqu'il y a des files d'attente impressionnantes jusqu'à l'entrée de la plage de l'écluse.
Cette fois c'était : "Le rêve de Cassandre" de Woody Allen. J'aime beaucoup le bonhomme, je suis très fan, j'accroche à pratiquement tous ses films, j'aime son humour particulier, le sarcasme de ses dialogues, j'aime son bavardage incessant, là où d'autres trouvent que ça peut devenir barbant. Et puis il a cette façon de créer des bijoux de films, plutôt comédies, plutôt courts, suaves.
Mais là il s'agit d'un versant plus sombre, de cette fameuse "trilogie londonnienne", selon les termes journalistiques. J'avais déjà vu Match Point et Sccop (avec la délicieuse Scalrett Johansson)i, que j'avais aimé.
Mais j'avais raté "le rêve de Cassandre".
Soit deux frères (Colin farrell et Ewan McGregor - déjà rien que pour eux..), de milieu ouvrier, qui achètent un bateau d'occasion qu'ils baptisent "le rêve de Cassandre". Mais suite à la passion du jeu pour l'un, à une passion amoureuse envers une jeune actrice ambitieuse pour l'autre, les voilà acculés par des dettes et contraints de réclamer l'aide d'un oncle fortuné, lequel en échange leur demande un service de confiance qui ne peut être effectué qu'au sein de la famille : "éliminer" un ex associé en voie de nuire à ses intérêts. Eliminer, dans le sens de tuer.
Et les deux frères, qui ne pouvaient pas envisager un tel acte, le font quand même, après des tergiversations (c'est pas vraiment le mot, mais..) qui constituent un aspect remarquable de ce film. Les doutes, les peurs au ventre, les cris que l'on devine enfouis, la honte, le désir, la tentative d'oubli dans l'alcool et les psychotropes, etc.. tout ceci pourrait faire penser non pas à Woddy Allen, mais à Kieslowski, carrément. Et la culpabilité rongeante de Colin Farrell (très juste dans ce film), tout comme la pseudo absence de remords de son frère, nous sont palpables. C'est du grand art..(j'en dis pas plus sur la fin. Disons que c'est le bateau qui revient, qui s'en va.)
Demain, encore un pré-festival (l'histoire des soeurs Boleyn, j'ai oublié le nom, mais il y a Scarlett Johannson et Nathalie Portmann, de quoi faire courir les hommes qui nous accusaient hier d'être attirés par Colin farrell et Ewan Mc Gregor.
14:35 Publié dans cinema | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dinard, cinéma, festival, film britannique
22.09.2008
Une lettre pour le Festival du film britannique version Mireille
Retour au blog après trois bonnes semaines de congés.
Au tout début de ces vacances, le journal Ouest-France proposait, comme chaque année, à un lecteur de devenir membre du jury du festival du film britannique de Dinard et pour cela d'envoyer un "feuillet" personnel où nous évoquerions nos souvenirs, nos coups de coeur, notre passion pour ce cinéma etc..Ce n''est pas que je souhaite devenir jury, bien que l'idée de débattre avec des acteurs français et britanniques, d'être logée au Grand Hôtel et de festoyer à tous les repas de gala possède certes un petit côté piquant. Mais en même temps, j'apprécie tellement ces quatre jours avec des amis, à se retrouver entre deux projections autour d'un sandwich sur la plage, de comparer nos plannings, se garder les places pour le copain qui arrivera juste à temps, glaner des points de vue différents etc..c'est une dynamlique qui fait partie du plaisir du festival.
Mais cette invitation à écrire à Ouest-France s'est trouvée devenir une opportunité de faire un peu un bilan, une synthèse et donc, Georges et moi avons envoyé un "feuillet". Ceux qui me connaissent ne seront pas surpris d'apprendre que mon "feuillet" faisait un recto-verso, tapé sur Word et remplissant bien les deux pages. Je dis ça parce que le journal a diffusé cette annonce à trois reprises durant la semaine, sauf qu'à la fin, il avait été rajouté l'annotation "feuillet pas plus de 1500 caractères". Oups ! je suis allée vérifier, le mien faisait...environ 6500 caractères. Donc pas bon j'imagine. On n'a pas les résultats (c'est le 27 septembre), mais c'est évident que je déborde à fond. J'ai du mal à faire synthétique. Celui de Georges n'était pas beaucoup mieux : 4300. On ne sera pas membre du jury, mais cela aura été l'occasion d'écrire un bilan-ressenti sur cet évènement et sur le festival britannique en général. Je vous le livre donc tel quel. (et la prochaine fois, celui de Georges qui est dans un dtyle tout à fait différent)
"Bonjour à vous, Ouest-France qui accompagnez mes petits matins, le bruit de la mobylette du livreur étant presque devenu mon réveil. Je lis ce jour l'annonce pour se proposer comme jury du Festival du film britannique et je me lance, pour cet événement cher à mon cœur et mes yeux de cinéphile. Et en plus, à domicile.
Festival du film Britannique de Dinard, FFBD pour faire court.
FFBD, comme un des premiers sigles que j'inscris inévitablement sur le calendrier de l'année nouvelle. Une date à ne pas manquer tout comme la Route du Rock.
FFBD . Fidèle depuis toujours, presque depuis la pré-origine, quand nous discutions avec Thierry de la Fournière dans sa librairie, du potentiel que pouvait constituer la ville de Dinard pour ce cinéma peu médiatisé à l'époque.
FFBD : que j'ai fréquenté chaque année depuis le début, d'abord un ou deux films en raison des impératifs liés à l'age de nos enfants (il n'y avait qu'un compostage sur ma carte "formule 5 films pour 100 ff", c'était avant le Pass magique.), puis graduellement beaucoup plus jusqu'à près de 18 l'an passé.
Et pas de lassitude, au contraire, tant est varié ce cinéma qui sait associer l'humour décapant et la désespérance sociale, les quotidiens de briques rouges et les manoirs victoriens, le microcosme enfumé des boites de nuit et les champs de murets d'Irlande, les ambiances conviviales des pubs et les ravages de la guerre, les paysans d'écosse et les communautés d'origine pakistanais
Un cinéma sur les gens avec des acteurs remarquables dans leur authenticité.
FFBD : des moments qui me sont restés
- "Naked" de Mike Leigh. J'ai rarement autant ri au cinéma, l'expression "pisser de rire" se trouvant presque adéquate. Et toute la salle aussi. Et pourtant le propos était noir, très noir..mais les dialogues si brillants. Et David Thewlis époustouflant. Et Kathryn Cartlidge, sensible. En voilà une à laquelle j'aurais souhaité que le FFBD rende hommage, après sa précoce disparition.
-" Mushrooms" (ce n'est sans doute pas le titre) : un des mes premiers films. En outre sur l'histoire d'un cinéma qui disparaît, livré aux promoteurs et que les employés font revivre en y cultivant des champignons. Je me rappelle surtout que l'équipe du film distribuait à la sortie des boites de champignons avec le nom du film dessus. Et j'ai gardé très longtemps cette boite, ne voulant pas l'utiliser, même après l'expiration de la date de validité. C'était plus comme un talisman de mon premier festival qu'une banale boite de conserves.
- "The Full Monty" : une salle comble, plus une seule place et surtout, comme dans le film, tous les spectateurs qui ont applaudi à tout rompre à la fin du film, quand la pellicule se fige sur la scène où les cinq lancent leurs chapeaux, de la même manière que la salle du pub là bas applaudissait. Ce genre de film, qui a fait les grandes heures du festival et du cinéma britannique en général ("Billy Elliott", "Les Virtuoses") pourrait paraître léger cinématographiquement parlant, voire utilisant les même ficelles, mais à chaque fois il me touche. Me déclenchant des larmes d'émotion et de foi en l'homme, récemment encore, c'était un chômeur qui traversait la manche, avec Peter Mulan ("Une belle journée")
- "Petits meurtres entre amis", l'impertinence de Danny Boyle associée à un scénario et des superbes acteurs en devenir, j'étais bluffée, sentant poindre une nouvelle génération de cinéastes avec M Winterbottom. Du typique et constant humour sur une base plutôt noire.
Mais ce n'était pas toujours aussi drôle. Ainsi l'an passé beaucoup de films sur les difficultés de communication entre les gens et puis ces films coup de poing qui m'ont dérangée mais demeurent à tout jamais marquants :
- "Nil by mouth", de Gary Oldman, avec le grand Ray Winstone. Les ravages de l'alcool comme si on y était, comme si on était la femme terrorisée qui se cache des coups et qui aime néanmoins. "The War Zone" de Tim Roth, œuvre autobiographique sur un inceste. Un coup de massue avec un père encore remarquablement joué par R Winstone (et la mère par Tilda Swinton, une future grande aussi)
Le festival n'a pas été avare de ces films troublants, abordant des thèmes tels l'homosexualité, ("Get real" ou "Hollow reed" – une "vie normale" que j'avais adoré) mais aussi l'inceste donc (avec aussi frères et sœurs – "Cement Garden" de A Birkin et un autre dont j'ai oublié le nom), la transsexualité...
- les films politiques : "Bloody Sunday" de Paul Greengrass avec une réalisation qui nous plongeait dans la manifestation, ressentant le côté "dépassé par les événement" de Mile Nesbitt. Longtemps après, la musique de U2 m'est restée en tête, avec aussi une sacrée rancœur contre les anglais.
- la violence, celle crue et dérangeante de "The great ecstasy of Robert Carmichael" où plein de spectateurs quittaient la salle gonflable, d'autres laissant libérer leur rage en sortant, alors que le propos pouvait paraître bien plus subtil qu'on ne le croit. Où est la violence, celle de tous les jours, celle qui faisaient fuir ces deux filles de L"ondon à Brighton", celle qui irradiait de ce jeune skinhead (Tim Roth déjà) dans "Made in England"
- les films sociaux : ceux-là me touchent d'autant que par ma profession d'assistante sociale je côtoie la précarité et les effets pervers d'une société sur les laissés pour compte. Et le cinéma britannique est passé maître dans cet art, associant en général l'humour ("The Van") les bons sentiments, mais aussi la violence et la politique évoquées précédemment.
- Les films musicaux tels "Glastonbury", ou"24 hour party people". Généralement ils passaient tard le samedi, nous n'étions plus nombreux dans la salle. Auparavant, ces séances tardives étaient aussi l'apanage des dessins animés ou des courts métrages non sous-titrées. On y a découvert des pépites, quand on ne s'endormissait pas en utilisant 3 ou 4 sièges.
Et en vrac, ce qui m'a marqué ces dernières années :
-"Dead man's shoes" de Shane Meadows (qui a fait ensuite This is England) Un rythme, une relation entre deux frères. Superbe.
-"In My Father's Den" de Brad McGann, avec un remarquable Matthew McFadyen, que j'avais découvert dans la série MI5. Il est d'ailleurs surprenant que ces deux films qui ont obtenu le prix n'aient pas encore été diffusés en France
-Following de Christopher Nolan, un premier essai en noir et blanc très original et très réussi. Un thriller, genre qui finalement n'est pas très représenté au cinéma britannique. Je m'en fais la réflexion à l'instant (hormis les réalisations loufoques de
-Trojan Eddie, une immersion dans le monde des travellers, des gitans, par un réalisateur trop peu connu, Gillies MacKinnon qui aura obtenu la première palme avec Grass Arena.
-Funny Bones, enchanteur
- The field, du grand Jim Sheridan, un de plus beaux, un des plus forts de tous.
-Kings ou les retrouvailles désenchantées de paddies irlandais, un des films qui m'a bouleversée l'an passé.
- On the edge, sur la "folie" adolescente, un des premiers films de Cillian Murphy
- Morvern callar, un road movie littéraire de deux filles entre banlieue écossaise et Espagne aride.
- Final Cut, avec des acteurs épatants (Jude Law, Sadie Frost, Ray Winstone ..encore) qui représente bien une synthèse de ce que peuvent être des relations.
Et puis des acteurs : Stephen rea, Paddy Considine, Colm Meaney, Robert Carlyle, Peter Mullan, Tom Wilkinson, Ray Winstone
Et des actrices : Samantha Morton, Tilda Swinton, Kelly McDonald, Kerry Fox, Emily Watson
Je pourrais encore dire et redire, il y en a tant. C'est tellement riche. C'est pourquoi j'aime ce cinéma, j'aime cet événement et j'y sera encore fidèle cette année.
12:25 Publié dans cinema | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, festival, film britannique, Dinard
09.10.2006
Festival du film britannique clap de fin

Je n'aime pas le moment qui vient juste après un évènement de ce genre. Déphasée ! Après 17 films, et différents thèmes (même si la jeunesse et la violence en étaient prédominants, du moins en compétition) montrant la toujours vitalité du cinéma anglais qu'on annonce pourtant régulièrement moribond et à la solde de son voisin d'outre-atlantique. Un cinéma qui ose, moins prisonnier de parrainage de télévision de prime time comme chez nous, leur BBC étant uniquement publique et ne comptant pas sur la publicité pour dériver dans un politiquement correct.
Le jury ne s'y est pas trompé, décernant leur prix à "London to Brighton" alors que le public récompensait "Pierrepoint". Un public vraiment cinéphile, j'ai pu m'en apercevoir dans les files d'attente et c'est réconfortant. Le star système peine à prendre mais on s'en fiche.
Le grand gagnant demeure le cinéma et c'est tant mieux.
Reste à espérer que les distributeurs feront l'effort de les sortir. Car les deux prix des années précédentes "In my father's den" et "Dead man's Shoes" ne sont jamais sortis. Paraitrait que dans le dynamisme du festival un groupe de distribution s'arroge les droits de tel ou tel film et ensuite le laisse plusieurs mois dans les cartons sans qu'un autre groupe puisse prendre le relais.
A part ça, dernier film vu : "confetti" qui sort d'ailleurs mercredi 11 octobre. Histoire d'un concours du mariage le plus original organisé par un magazine Plutôt nunuche, gentillet, on sourit parfois, mais on a déjà vu et revu dans le style et c'est très vite oublié.
Comme les vagues des grandes marées qui nettoient l'esplanade du festival le dimanche soir pour clôturer de la meilleure façon
18:40 Publié dans cinema | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, festival, britannique
08.10.2006
festival du film britannique 3
Samedi 7 octobre. 3ème journée. Devant certaines déclarations affirmant que "London to Brighton" de Paul Andrew Williams faisait preuve d'une violence inouie, certains de mes amis ont préféré voir un ancien "Hidden agenda" de Ken Loach ou "Glastonbury". J'avoue que j'y allais avec un certain recul, mais l'envie de visionner tous les 6 films de la compétition était plus forte et donc direction le palais des arts pour un film qui...finalement restera sans doute le plus fort du lot. Violence oui, elle est sacrément présente à travers l'histoire de la cavale de deux filles, une jeune fille un peu prostituée et une gamine de 11 ans en fugue, qu'un mac a voulu fourguer à un vieux richard répugnant, rencontre qui se poursuit très très mal.
Par rapport à "Kildulthood" d'hier, cette violence là est palpable, comme ressentie à travers les peurs des personnages et toutes leurs autres émotions, la panique, le froid, la détresse, l'espoir. Disons qu'on les sent vraiment "chier dans leur froc". Et à côté se vivent aussi des émerveillements d'enfant, des naïvetés, tout cela emmêlées, de Londres à Brighton. Un grand moment, des acteurs habités. On y pense encore beaucoup après être sorti.
E puis 2ème grand temps fort :"Snow cake", dirigé par un gallois, Marc Evans, mais avec une action au Canada et des acteurs internationaux et quels acteurs ! : Alan Rickman, Sigourney Weaver, Carrie Ann Moss, dans une histoire de communication et d'éveil à la vie entre en homme meurtri (A Rickman), muré dans un silence plein d'un difficile passé et une femme autiste (S Weaver), dont la fille, boule de naturel, est tuée dans un accident alors qu'elle avait été prise en stop par A Rickman dont la voiture est percutée par une déneigeuse. Pas facile à traiter comme sujet sans risquer de faire dans la surenchère, mais là c'est très subtil, une ode à la vie et à la différence. Peut-être le meilleur film que j'ai vu.
Le soir "Red Road". de Andrea Arnold, qui a obtenu le prix du jury à Cannes et j'avoue que je ne m'en rappelais même pas. Le résumé du catalogue disait qu'une femme, opératrice de caméras de surveillance à Glasgow, reconnait un jour un homme qu'elle ne voulait jamais revoir et qu'elle va devoir affronter. Ainsi résumé, on dirait un peu un thriller, mais le rythme, très lent, l'approche de la jeune femme, le silence là aussi forme d'une meurtrissure, et les caractères dont aucun n'est tout bon ou tout mauvais, donnent un film qui nous prend dans ces rues filmées la nuit, dans ces moments qui sont à la fois réels et vus à travers l'oeil de dizaines de caméras. Outre l'ambiance enveloppante de ce film, se pose quand même en filigrane la question de l'intimité et de la vie privée des citoyens.
C'est incroyable comme on peut suivre le parcours d'un véhicule dans une ville en choisissant les boutons adéquats.
18:40 Publié dans cinema | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, festival, britannique
07.10.2006
festival du film britannique 2
2ème journée de festival, de la place dans les salles, beaucoup de "common people" comme le chantait hier Jarvis Cocker à Glastonbury, ce qui rend finalement encore attractif et convivial l'évènement, malgré la tendance au clinquant et au sponsoring. (qui est sans doute nécessaire je conçois, mais ce qui va avec ...)
Je n'ai jamais été fan de country music et de l"ambiance bar enfumé, chemise de bucheron, barbe mal taillée et casquette sur la tête. Et pourtant "Small engine repair" de l'irlandais Niall Heery, présenté en compétition, parle justement de country music, au coeur d'une campagne boisée irlandaise, on se croirait au canada, sauf qu'il pleut beaucoup et que ce n'est pas un driver's café pour camionneurs mais le pub local où se produira peut-être pour un meilleur futur un ouvrier du coin, désenchanté et fan de cette musique. Avec des relations amicales et familiales qui s'effritent, se resserrent, puis se diluent. Donc une atmosphère, des drames larvés, et de la musique et au final un film que j'ai vraiment aimé.
On avait beaucoup parlé de violence et de jeunesse au début du festival. Eh bien on est entré dans le vif du sujet avec "Kidulthood", film sur le malaise de jeunes lycéens banlieusards londoniens. Un peu de difficulté à entrer dans cette histoire d'une journée où deux groupes d'adolescents, filles et garçons, trainent en ville car leur lycée leur a suspendu les cours en raison du suicide d'une de leurs collègues persécutée. Errance, violence, et le début de réflexion sur leur devenir, entre enfance et age adulte. sans complaisance. Cette violence m'a un peu déstabilisée au début, déjà beaucoup vue au cinéma, mais le final laisse une forte impression. Les avis étaient très partagés
Ensuite "Pierrepoint", ltiré du nom d'un bourreau de la royauté, le meilleur "hangman" en son domaine, qui a pendu de manière impassible près de 600 personnes. Remarquablement interprété par Thimoty Spall. Un job comme un autre. Et l'avant et l'après guerre filmées dans des nuances de gris et une minimisation des actions pour mieux en ressentir l'intensité atrocement tranquille. Je parie pour un prix.
"Middletown", une avant première, dans un village irlandais deux frères élevés par un père tenant un petit établissement de carburants. L'un devient brillant prêtre, officiant en Afrique et un peu partout. L'autre reste au village, aidant son père, essayant des petits trafics de gas oil pour achever la construction de la maison qui abritera sa femme enceinte de leur future fille. En attendant ils dorment dans une caravane sur un terrain boueux et se retrouvent au pub local où se jouent des combats de coqs dans l'arrière salle enfumée. Jusqu'à ce que le frère revienne pour prendre la paroisse et redonner un peu de moralité à ces pratiques de débauche et remettre dans le droit chemin cette famille qui a dévoyé du seigneur, qui va au pub le dimanche et qui ne compte même pas faire baptiser le futur enfant. Mais qui a pêché, qui a trahi Dieu ? Dans l'intégrisme la folie n'est pas loin, cela on le savait. Le film est très fort sur ce thème et le rôle du prêtre halluciné remarquablement joué par Matthew Mcfayden. le Feu derrière un masque. Terrifiant.
Par contre ce qui était annoncé comme terrifiant, cad "Lie Still", film fantstico-horreur sur une maison hantée, a fait un vrai flop. Trop convenu, grosses ficelles, déjà vu et en bien meilleur, fin bâclée. J'aurais mieux fait de partir avant. Mais chaque année on a le droit à ce genre de film un peu raté. ça fait partie du festival maintenant.
09:50 Publié dans cinema | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, festival, britannique
06.10.2006
festival du film britannique 1
Festival du film britannique 1
C'est donc lancé. 17ème édition de ce nom. Avec désormais policiers municipaux à l'entrée du palais des congrès renommé "palais des arts et du festival", mais attention policiers en standing et gants blancs pour fouiller votre sac dans le cadre de vigipirate. Alors que dans les 4 autres salles de projection, aucun regard vers nos sacs, c'est à croire que les risques d'attentat ne seraient sensibles qu'aux abords de ce palais. Ou alors c'est encore les conséquences de cette vitrine VIP, allez savoir..
Le jury était présent dans la salle hier pour le 1er film en compétition, mais je n'ai pas eu l'occasion de les voir, placée à l'étage, juste entendu leurs noms : Evelyne Bouix, Chantal Lauby (il y a toujours eu des actrices françaises en masse dans le jury), Domiique Besnehard, François Berleand pour les français, et Charles Dance (très classe), Stephen Mangan, Radhu Milhaileanu pour les anglais (j'en oublie certainement) et surtout Josiane la lectrice d'ouest France, qui doit se sentir un peu perdue au milieu de tout ces people.
Perdue, peut-être pas finalement car l'atmosphère demeure encore bon enfant et conviviale. Et il y avait largement de la place dans les salles hier pour un public qui, même sans pass, peut assiter aux projections des films en compèt et des avant-premières à 5 euros la place. ça va. Il y aura un prix du Jury et nous sommes amenés à voter en donnant des notes de 1 à 5 étoiles qui vont, et c'est marrant, de "white Chapel" (pour le moins bon" à "Buckingham Palace" pour le meilleur (en passant par "Hyde park".)
Donc 1er film en compétition : "Cashback", 1ere réalisation de Sean Ellis. L'histoire d'un étudiant de beaux arts, qui se remet difficilement d'une rupture amoureuse jusqu'à en perdre le sommeil et qui décide d'utiliser ces heures en travaillant la nuit dans un supermarché (c'est vrai qu'en Angleterre les supermarchés sont ouverts non stop, et même à 3 heures du matin vous pouvez tout acheter pour faire un civet de lapin - si vous avez bien entendu envie de faire du civet à 3 heures du matin). Et dans ce supermarché il se voit figer le temps, mettre en mode pause où lui seul éveillé peut alors déshabiller les femmes juste pour saisir sur sa planche à dessins les courbes, les cheveux, les lumières etc.."Frozen Time", ce sera le titre de son exposition. ("oups" voilà que je dévoile déjà un bout de la fin )
Il y a de la poésie certes, peut-être un peu trop de voix off au départ, ce qui fait qu'on tarde à y entrer, mais les situations sont cocasses, voire carrément hilarantes en témoignent ces grands éclats de rire dans la salle. Comédie savoureuse comme savent le faire nos voisins d'outre-manche mais qu'on peut aussi oublier vite, comme d'hab.
2ème film en compet : "Almost Adult", de Yousaf Ali Khan. Le dur parcours d'une jeune ressortissante du Congo pour obtenir un permis de séjour en Angleterre, terre réputée promise après un passé inavouable et qui rencontre une âme soeur dans la personne d'une plus jeune kenyane, au secret tout aussi inavouable. Dans un Birmingham pluvieux et froid, aux prises avec des travailleurs sociaux dépassés, des soi-disant familles d'accueil agréées qui cherchent surtout du personnel pour faire les vitres, des exploitants de travailleurs au black dans les champs et des femmes qui s'entr'aident chaleureusement témoin cette Malika, tenant un foyer avec un accueil sans égal. J'aurais eu envie de défendre le film pour son constat et sa dénonciation, tout comme son espoir, mais cinématographiquement je dois dire que je suis restée sur ma faim. Les deux actrices sont super et il convient de noter que l'une des deux n'a même pas pu venir présenter le film à Dinard car elle ne pouvait pas quitter le territoire. Quand la réalité dépasse la fiction.
Le reste des films c'était "L I E " de Michael Cuesta, sorti en 2001, donc pas nouveau et pas british non plus sauf pour l'acteur Brian Cox à qui le festival rend hommage et qui est présent. J'avais très envie de voir ce film depuis qu'on en a reparlé à l'occasion de la récente sortie de "12 and holding" Eh bien c'est le film que j'ai préféré, très subtil dans les relations ambigües entre un jeune adolescent et un voisin (Brian Cox justement) tendance pédophile, mais pas si simple.
J'ai aussi assisté à l'avant première de : "driving lessons" de Jeremy Brack avec l'impeccable Julie Walters et l'adolescent copain de Harry Potter. Un jeune homme donc, bridé par une mère chrétienne fondamentaliste (on dirait Bree de "desperate Housewifes", jouée ici très bien par Laura Linney) et qui s'ouvre à la vie auprès d'une ancienne actrice shakespearienne. C'est drôle aussi, frais mais oubliable pareillement.
Enfin "Glastonbury" de Julian Temple, que j'attendais beaucoup et qui m'a un peu déçue, peut-être parce que j'aurais préféré voir les groupes plus longtemps. Centré autour de l'organisateur fondateur de l'évènement qui s'avère être le fermier propriétaire du champ, lequel raconte près de 35 ans de festival, agrémenté de plein d'images d'archives, période hippie, drogues, travellers, construction de la clôture, boue, toilettes..Et d'innombrables séquences montrant les trouvailles des festivaliers dans le spectacle, l'accoutrement, le show. Peut-être un peu trop justement, faisant parfois office de catalogue d'excentricités. Alors que nous sommes tous des "common people", n'est-ce pas Jarvis ? Ce morceau de Pulp aura pour ainsi dire été le seul à être montré dans son intégralité, d'où ma petite déception et puis j'étais fatiguée, après 5 films, il était presqu'une heure du matin et la salle était bizzarement vide.
08:10 Publié dans cinema | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, festival, britannique
04.10.2006
en attendant le festival du film britannique2

La ville de Dinard serait elle secrètement envieuse de la peopolisation et du fashion Cannois ? Où veut elle passer une étape dans un certain standing avec vitrine internationale respectueuse ?
En tous cas, les efforts de signalétique, accueil, promotion, dépliants en tous genres etc..sont très marquants cette année. Avec cette fois un palais des arts devenu le must, un grand panneau donnant sur la grande plage et informant du 17ème festival créé dans des tons noirs et blancs et imitant le format d'une pellicule de film, pareil pour le mur extérieur avec mention des 6 films en compétition en français et anglais, et dans le Hall des grandes photos des acteurs/réalisateurs venus les années passées. C'est ainsi que j'ai revu avec émotion le portrait hanté et superbe de la regrettée Kathrin Cartlidge, laquelle n'aura même pas eu droit à un hommage par la suite.... allez comprendre.
Au milieu de tout cela, des stands de vins d'Anjou (?!) et de voyagistes, ça sent le sponsoring à plein nez.
Mais bref, cela ne semble pas enlever le côté accessible à tous et plutôt bon enfant du festival. (j'attends juste les répercussions sur la taxe d'habitation..) C'est juste les bousculades à l'entrée et les dernières erreurs de programmation etc..qui vont disparaitre.
Hier, salle pleine pour le pré festival gratuit avec "The Constant Gardener". Belle photographie, c'est évident mais quand même ficelles un peu lourdes du scénario. Quoique, quoique..lorsque l'on entend encore il n'y a pas moins de quelques semaines les conséquences mortelles pour la population de Cote d'Ivoire d'un déchargement de déchets toxiques par un cargo néerlandais, on est en droit de se dire que J Le carré n'a pas tout à fait trop forcé le trait.
Demain, affaires sérieuses, démarrage du festival avec les 1ers films en compétition, dont certains assez "hard". Et puis à la soirée d'ouverture sera projetée "The Queen" de S Frears. Mais je zappe en général cette soirée où tout le monde s'autocongratule pour avoir fait une édition encore meilleure que les précédentes et vous êtes tous formidables et l'on met dix plombes à présenter le jury.
Je verrai la chère reine une autre fois et pendant ce temps je prévois de terminer la soirée en musique avec le film de J Temple consacré au festival de Glastonbury. Quel pied : Beck, REM, les White Stripes, les Dandy Warhols, Oasis, Nick Cave, et plein d'autres tout aussi alléchants. Une fin de jeudi très attendue..
13:00 Publié dans cinema | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinema, festival, musique
03.10.2006
En attendant le festival du film britannique
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ça y est. L'heure est donc venue.
Comme chaque année en ce premier week end d'Octobre, Dinard voit fleurir les drapeaux de l'"Union Jack" sur chaque batiment un tant soit peu officiel. Et devant chaque bar, restau ou boutique, voire même banque sponsorisant un tant soit peu peu l'évènement, on voit apposée une drole d'effigie en contreplaqé vert représentant ce cher vieil Alfred avec des oiseaux sur l'épaule et une mention "établissement partenaire du festival "
Car il s'agit bien du 17ème festival du film britannique de Dinard que dorénavant je ne manque sous aucun prétexte.
Environ 35 films programmés sur 4 jours. des films en compétition (il y a un Hitchkock d'Or - prix du jury lequel est cette année présidé par F Berléand et un prix du public d'où l'importance de notre vote. si.si), des avant-premières en veux-tu en voilà, dont les trois quart ne sont jamais distribuées en France, et des rétrospectives en hommage à tel acteur ou même telle série TV (cette année "le prisonnier")
J'aime décidément beaucoup cette péridode. Avec l'ambiance qui y règne, les critiques qui vont bon train, les relations que l'on croise, et cet intolérable dilemne qui est de choisir dans la grille de programmation (sur 4 jours et 5 salles) ce que l'on va aller voir, sachant que si on décide de voir ce film, on sera trop tard pour aller à la séance suivante qui a lieu tout à fait dans une autre salle de la ville (rappelons qu'aucune salle n'est éloignée de plus de 200m de la plus lointaine) mais le film repasse tel autre jour, ouf, oui mais dans cas je vais rater ceci et comment faire ? Ce qui donne des grilles mille fois raturées que tout le monde compare. "Ah tu vas voir ça toi, j'ai cru lire que c'était un peu léger, tu me diras ? " Ce genre de dilemne, je veux bien y être confrontée tous les jours.
Par contre, me dépayser de mon quotidien d'assistante sociale, je ne suis pas sür que ce sera pour cette année quand je vois les thèmes abordés par le cinéma d'outre manche en 2006 : jeunesse en mal de vivre et en proie à la violence, ressortissants d'origine étrangère en menace d'explusion, peine de mort, otage en afghanistan, travail à la chaine, banlieues en proie à une certaine précarité. Comme d'hab, diriez vous, mais encore plus fort cette année il me semble, à la lecture des premières lignes du catalogue.
Je reste toujours émerveillée de cette prise à bras le corps des problèmes de société par les cinéastes britanniques, souvent jeunes d'ailleurs et venant fréquemment de la télévision. Parfois notre production ferait bien d'y prendre de la graine, poour enfin sortir de nos énièmes apparteùents bourgeois parisiens, tout comme nos acteurs d'ailleurs, lorsque l'on voit les performances très fortes de leurs homologues d'outre manche, majoritairement formés à l'école du théatre.
En attendant le Jour J, jeudi prochain, l'équipe du festival nous offre gratuitement quelques films récents que j'avais raté en salles : Separate Lies (moyen, une histoire chabrolienne sur l'adultère qui se passe dans le Birminghamshire), et the Road to Guantanamo, de Michael Winterbottom (qui avait eu un hitchkock d'or avec Jude il y a quelqesu années et dont a toujours droit à sa dernière production tellement il se révèle prolifique et hélas aussi inconstant). mais Road to guantanamo ne laisse pas indifférent et ne manque pas de susciter des questionnements, concernnat chaque bord d'ailleurs. Ce soir The Constant Gardener
18:25 Publié dans cinema | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinema, festival

