25.11.2008
rock belge
J'aime bien le rock belge. Je dirais même plus : j'aime même beaucoup le rock belge.
après avoir découvert dEus, un soir de 1997 via l'émission de Bernard Lenoir, alors que je créais mes compositions florales dans l'atelier. C'était l'album "In a bar under the sea" et un morceau dantesque "for the roses", allant crescendo et me donnant envie de pousser les murs de cette miniscule pièce tant la puissance était hypnotique.
dEus, groupe un peu foutraque, expérimental, comme je les aime, pas linéaires, inventifs. Bref une vraie découverte. Pas toujours évident à écouter, mais super intéressant.
Et puis il y a eu leur album référence "Ideal Crash", que j'ai écouté et réécouté. magnifique album, un peu leur "Joshua tree" ou leur "oK computer" à eux.
Et des concerts, à la Route du Rock mais aussi et surtout une sublime prestation à l'Olympic de nNntes, avec Soulwax en 1ere partie.
Car il y a eu des émules talentueuses, Zita Swoon, Dead Man Ray, Soulwax et Venus. Et qui n'avaient pas à rougir devant leurs illustres prédécesseurs.
Et puis, j'ai moins écouté, partie sur d'autres contrées musicales, et aussi géographiques, d'ailleurs francophones (comme quoi) avec par exemple la scène rock canadienne.
J'ai revu en 2004 dEus à la Route du Rock, mais ils n'avaient pu exprimer cette fougue et cette folie des précédents concerts. Peut-être que le format "festivea d'été. ne leur convenait pas
Les jeunes pousse de Girls in Hawai par contre s'étaient quant à elles révélées prometteuses.
Et récemment, par hasard, sur Deezer (vous savez comment c'est, on va de groupe ne groupe par la proposition de comparaisons - un peu comme sur Amazon, quant on clique sur un polar et qu'on nous informe qu'on aimerait sans doute aussi celui-ci et on clique sur celui-ci et on arrive sur celui-là.. sans fin)
Donc sur Deezer, je suis parvenue à Ghinzu, un nom improbable, évoquant plutôt un comique troupier.
Et puis des critiques dithyrambiques m'ont mis la puce à l'oreille et j'ai écouté et ce fut un vrai choc, comme je n'en ai pas souvent. A la fois comme un retour au dEus expérimentaux des débuts, mais aussi plus ample, plus profond. Je rêve dorénavant de les voir. Blow est un disque exceptionnel. J'attends avec impatience le troisième à venir.
Et puis à la Route du Rock de cette année, nouveau concert de Girls in Hawaii, un des meilleurs de l'édition, que j'ai redécouvert avec grand palisir. Et que j'ai ré-écouté de même. Et ce groupe réussit à sonner comme Grandaddy et Flaming Lips, ou même Midlake, voire Muse, tout en restant résonnament "belge" dans le sillage de leurs compatriotes. Et pourtant c'est un son qui leur demeure personnel.
Un gros coup de coeur pour l'album "from here to there".
13:21 Publié dans Rock | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rock, musique, belge
26.09.2008
John peel 3 le podium millénaire
Pour revenir une dernière fois sur John Peel, en 2000, il a établi ce qu'on pourrait appeler le "festive fifty" de tous les temps ("all time chart") avec donc un "podium millémaire" c'est à dire les trois meilleurs morceaux de l'histoire du Rock jusqu'en 2000.
Je m'attendais à voir en 1ère place "teenage Kicks" vu qu'on a souvent entendu dire que John peel le considérait comme la meilleure chanson du monde. Eh bien non, ils sont en fait en seconde position. Et en première ("atmosphère") tout comme en troisième position, ("love will tear us apart") on trouve le même groupe à savoir Joy Division.
J'ai été un peu surprise. Je n'avais pas réalisé l'importance de ce groupe, que par ailleurs j'adore. Je pensais y voir des groupes plus "anciens"de style années 70's, ou alors The Fall, le chouchou de John Peel. Mais c'est bien la période punk et post-punk qui glane la plupart des places.
Vous pourrez trouver l'intégralité de ce "all time chart" ici., avec la possibilité d'écouter carrément les 50 morceaux.
Pour revenir au grand vainqueur, Joy Division, j'en profite pour conseiller encore vivement le film "Control" . Un film sur un musicien, il y en a eu plein, mais celui-ci sur la vie de Ian Curtis est extémement juste.
Bande annonce du film "control"
And the number one, LA chanson de tous les temps : "atmosphère"
Joy Division - Atmosphère
16:38 Publié dans Rock | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rock, musique
17.09.2008
playlist deezer
Je m'éclate bien en ce moment sur le net. (du moins quand ma live box me le permet - elle a un peu tendance à se réinitialiser à tout bout de champ, source de bien des énervements)
Ma fille m'a inscrit et initié à Facebook, et c'est vrai qu'il y a comme un courant d'actualité conviviale avec possibilité de voir des photos en ligne et d'exprimer ressentis et commentaires au jour le jour, mais il y a quand même plein de trucs que je trouve un peu légers ou du moins qui ne sont largement plus de mon âge du style "quel personnage de friends es-tu ?" ou "ta vie tu te vois où dans 10 ans ?", voire "quelle maladie mentale cachée es tu ?" ou "quel alcool es-tu ?"
Moi je préfère nettement le site "deezer" que je mets régulièrement en musique de fond quand je suis sur l'ordinateur.
Deezer et ses multiples possibilités d'écoute, de découvertes, de re-découvertes et ces compilations, playlists qui peuvent se créer avec une facilité si déconcertante. Bien sûr, je n'ai pas pu résister à en créer une, que voici que voilà :
Il suffit de faire dérouler le menu et de cliquer sur les titres pour pouvoir les entendre. Et pas n'importe quels titres. Parmi mes préférés dans le style indépendant que j'aime. C'est y pas beau la technique ?
07:51 Publié dans Rock | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rock, musique
03.09.2008
fest-noz again
Minimaliste donc, mais efficace et suffisant pour faire danser tout le monde sur les mêmes danses, réduites en fait au nombre de deux ou trois dans ce Centre Bretagne, à savoir la gavotte, le plinn et le fisel. On pouvait rentrer à tout moment dans la ronde, on n'était pas largué. De toutes façons, à l'époque il n'y avait aucun jugement à propos de ceux qui savent faire et les autres. L'important c'était d'être ensemble. Les pas venaient assez facilement, c'était d'ailleurs toujours les mêmes : gavotte (et sa variante fisel plus hard) et plinn (fatigant aussi celui-là), et un peu de pach-pi et la fameuse danse du "pot au fer" immortalisée par les sœurs Goadec où il fallait" tourner en arrière" ce qui faisait naitre un fou rire systématique général.
Puis le revival celtique des années 70 nous a fait entrevoir d'autres sonorités, des groupes avec batterie et guitares électriques, des harpes celtiques, des danses d'autres nations, Irlande et Ecosse, mais aussi d'autres pays locaux, notamment vannetais avec les an-dro, hanter dro, laridé et plein d'autres où il fallait se tenir par le petit doigt. Avec le plinn et la gavotte, on ne se servait jamais des petits doigts, mais des bras, bien serrés. Et pourtant quand on discute danse bretonne avec des personnes qui ne connaissent pas grand chose, elles évoquent irrémédiablement les petits doigts. ça fait plus fun, on dirait.Ceci étant, j'ai beaucoup aimé apprendre les autres danses, et cela apportait une variété dans les festou-noz d'adolescence qui remplaçaient pour nous les bals ringards ou les discothèques. Je suis devenue experte en plein de pas différents, an-dro et laridé donc mais aussi le Kost ar Ch'oat, Dérobée de Guingamp, et j'ai découvert les duos, valses scottish, polka etc..
Mais en même temps, comme on écumait surtout la région située entre Chateauneuf du Faou et Brasparts d'un côté (le pays de la gavotte des montagnes) et Kergrist Moëlou et Lanrivain de l'autre côté, (le pays du Plinn), et que les gens du village venaient toujours en nombre, tous âges confondus, eh bien c'est encore et surtout ces deux danses que l'on retrouvait le plus. En outre, malgré l'essor des groupes multi-instrumentistes, ce sont essentiellement les duos qui animaient les soirées. Ainsi sur les affiches on pouvait toujours lire des annonces telles "Grand Fest-noz de l'Amicale laique de Carnoêt" avec Marchand-Kemener (mes préférés de tous temps avant qu'ils ne vaquent à d'autres projets), Jegou-Le Bars, Pedron-Le Guillou, toujours des duos, soit sonneurs, soit chanteurs et plutôt locaux, gars du village se produisant de temps en temps avec son compère, amateurs. Tels ceux-ci, par exemple (sur un air plinn)Pourquoi en fait je parle autant de fest-noz aujourd'hui ?
C'est parce que samedi dernier, j'étais un peu par hasard à celui de St Enogat, à Dinard. Un fest-noz que j'aurais eu tendance facilement à qualifier de "manifestation à touristes", dans une zone qui n'a jamais été coutumière du fait, avec des groupes (ici pas de kan ha diskan, ni de simples sonneurs) qui essaient de brasser très large, en faisant une panoplie de danses très étendue - pour un peu, ça pourrait presque se poursuivre en chants de marins....
Il n'y a pas longtemps, je me serais drapée dans une sorte d'intégrisme du genre "moi je viens d'un vrai coin où la danse est une tradition, na !". Mais j'ai suffisamment dénoncé les ayatollahs des festou-noz, ceux qui montrent qu'ils connaissent le vrai pas, qu'ils différencient le passepied du Haut Léon de celui du Bas Léon et le démontrent de manière trop dogmatique, sérieuse, ne souriant pratiquement pas, et bref, cette nuit-là, je suis rentrée dans les danses, certains pas que je ne connaissais pas, d'autres que j'avais oublié mais qui revenaient assez rapidement, avec des gens qui rentraient aussi, attirés par l'aspect festif, et c'est bien cet aspect qui présidait aux tous premiers festou-noz, et ce qui m'est resté, c'est la convivialité, c'est le "tous ensemble".
Et c'est le simple, comme cela se faisait par exemple dans la salle communale de Spezet dans les années 70.
fest-noz à Spezet
12:07 Publié dans Bretagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Bretagne, musique, danse, Dinard
25.11.2007
compil de compil de compil
Depuis le temps que j'en parlais ! J'ai enfin entrepris le projet de ré-écouter une bonne partie de tous les cds de ma discothèque (et il y en a ..) afin d'encoder les morceaux choisis et d'en faire une sorte de compil des compils.
Vaste programme, facilité par les trajets en voiture et par les moments passés à faire de la cuisine. Car c'est plutôt là que je me donne le temps de ré-écouter ces albums. D'office, certains disques je n'y touche pas, car quand je les écoute c'est dans leur totalité. Et c'est quand même la majorité !
Mais il y a tous les autres de Alpha à Dandy Warhols (en effet j'en suis à la lettre D), en passant par Perry Blake, Built to spill ou Cousteau. Il y en a même, je me demande pourquoi je les ai achetés, comme AIM (trip hop ?) ou Arde (genre de tTndersticks espagnols ). Sans doute parce qu'ils étaient "disque du mois" au magazine "magic" (j'achetais régulièrement ce mag, mais plus maintenant et le net est passé par là.) Eh bien par exemple je n'ai rien gardé de ces deux albums. car je me tiens à une rigueur, sinon je vais me retrouver avec une méga compil.
Il y a du boulot, demain je m'attaque à "Day One"
Parallèlement, je fais aussi une sélection sur des...compils déjà existantes. Dans une boite à chaussures, sur l'étagère des disques, il y a tous les cds gratuits qui étaient fournis avec le magazine des Inrocks (je l'achetais aussi régulièrement, depuis leur période bimestrielle, avec articles de fond et noir et blanc, que j'adorais, jusqu'aux débuts hebdomadaires mais sur la fin, je n'adhérais plus à leurs gouts musicaux et cinématographiques. Il y en aurait à dire sur les Inrocks - une note entière s'impose. Je reste quand même fidèle à leur newsletter).
Donc, passé cette mini-parenthèse Inrocks, j'ai plein de cds qui s'appellent du style : "un printemps 88", "un été 90", "un automne 95" etc.. je me suis arrêtée à 2001 - avec à chaque fois une bonne quinzaine de morceaux choisis. Et sans compter que s'ajoutent des cds spéciaux "route du rock" ou "transmusicales". En emballage carton souple, ils trainaient dans cette boite, n'étant jamais ré-écoutés, sauf pour des "blindtests". Et pourtant ils recèlent des pépites.. sauf qu'en général ces pépites sont des extraits d'albums que j'ai achetés à la même période. mais un tri sera le bienvenu. Il y a du boulot aussi.
Et puis tant qu'à encoder, autant en rajouter un morceau, si je puis dire..Je me suis donc dénichée un petit logiciel gratuit grâce à Micro hebdo : mp3DirectCut, avec lequel je me fais des "bouts de morceaux", par exemple que des intros de 45 s maximum et qui me serviront pour des séances de "blintests". Car on aime bien ça à la maison, et en général, celui qui se collait à la platine et au choix des titres avait du boulot avec tous les cds à sélectionner, sans que le public ne triche en regardant la pochette, puis à sortir et insérer le cd, repérer le morceau choisi et le remettre dans le boitier ce qui faisait un vrai bazar à la fin de la séance. C'est toujours marrant de voir que certains (et moi-même quand j'y participe en tant que public) ne parviennent pas à sortir le nom d'un artiste, à l'occasion de l'écoute du titre où pourtant on ne peut que se dire "mais oui, mais je connais ça, c'est évident, mais c'est qui, mais c'est pas possible..." et tout le monde est prêt à cracher le nom plus vite que d'autres et c'est parfois le plus grand fan de l'artiste en question qui est victime d'un blanc. "mais oui mais c'était eux, bon sang je l'avais sur le bout de la langue" C'est fun. Maintenant avec tous ces débuts de morceaux en mp3, la liste tiendra dans une clé USB, avec la possibilité de mettre une lecture aléatoire ce qui fait que même le Dj pourra y jouer. (et ne sera pas à l'abri des trous de mémoire)
Et puis ce petit logiciel permettra aussi des montages audacieux comme des suites guitaristiques de Dinosaur Jr à se déchirer les tympans.
Donc, du fun en musique en perspective.
Pour en revenir aux artistes déjà triés (j'en suis qu'à la lettre D, je viens de finir Dandy Warhols), je voudrais tirer un coup de chapeau à Boo Radleys. D'ailleurs, au final, ils ne seront même pas sur la compil, les Cds s'écoutant en entier, notamment "Giant Steps". Mais je les ai dans un premier temps ré-écoutés et je me suis dit que voilà un groupe qui n'aura eu le succès qu'il méritait. car il y à la fois du mélodieux à la Beatles et du noisy à la Bloody Valentine, du travail d'orfèvre sous un son brut et fouilli. Très dense, très riche. Hommage donc ce jour à Martin Carr et ses acolytes.
Boo radleys - Wake up
17:35 Publié dans Rock | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rock, musique
15.10.2007
Once
Au sein de la compétition du film britannique, il y avait un film "Once", véritable petit bijou auquel j'aurais volontiers donné le premier prix s'il ne semblait pas trop décalé dans une programmation dite "de festival". D'abord il s'agit un film musical, un film sur la musique, un film sur les musiciens. Bref la musique est bien au cœur et pas n'importe laquelle : un style auquel je suis sensible, plutôt Folk-rock dirais-je, composition personnelle que chante un guitariste, âme esseulée, et cœur brisé, au milieu d'une artère commerçante de Dublin, sur une vieille guitare un peu abimée, avec une voix qui monte en rage et puissance, ce qui parait presque incongru au milieu des passants. Incongru, pas pour cette immigrée tchèque, merveille de visage lumineux et simple. Spontanée, elle aussi musicienne, mais sans instrument, le piano sur lequel elle pratiquait n'ayant pas suivi son périple vers l'Irlande et ses promesses d'avenir meilleur. Pour l'instant, elle vend des roses dans la rue, permettant de nourrir sa mère et petite fille. (le mari de convenance étant resté au pays)
Jusqu'à sa rencontre avec ce musicien, par ailleurs réparateur d'aspirateur dans le petit atelier de son père veuf, et l'accompagnement vers une expression, vers une réalisation artistique. En duo, apprentissage mutuel des chansons, la fille (dans le film c'est en effet : the girl and the boy) s'unissant au rythme, apportant une touche subtile complémentaire pour en faire des ballades magnifiques. petit à petit, sans se prendre la tête, hésitante d'abord, y croyant à fond, avec les moyens humbles mais efficaces.
Une scène se déroule dans un magasin d'instruments de musique, où le vendeur laisse courtoisement la fille s'exercer sur un piano durant le temps de fermeture du magasin à l'heure de midi. Et c'est là que les deux âmes isolées vont apprendre à s'apprivoiser, se mélanger pour un équilibre incroyable.
L'autre scène, celle du studio d'enregistrement, la première chanson, est aussi un morceau d'anthologie : toutes ces existences cabossées (avec l'adjonction d'un trio de musiciens de rue qui ne jurent que par Lynyrd Skynyrd) au milieu d'un studio ultra moderne avec un ingénieur du son qui se voit coincé tout un week-end avec des ploucs, et qui font vivre des morceaux habités, montée en puissance et unisson, avec un ingénieur du son qui a vite fait de retourner sa veste, bluffé.
Et celle-ci encore : la fille, autorisée par le gars à mettre des paroles sur un morceau qu'il a composé (mais pour lequel il ne peut mettre de lyrics pour cause de rupture récente douloureuse) et qui sort la nuit en robe de chambre car il manque des piles pour le discman. Et la voilà dans les rues entre son logement et la supérette, qui invente et chante tout haut ses mots à elle. Et c'est comme si ce serait ses mots à lui. C'est superbe.
Et je garde le meilleur pour la fin. le gars et la fille existent. Je m'en suis aperçue à la fin au moment du générique, quand j'ai vu que les acteurs étaient aussi les créateurs et interprètes des morceaux : Glen Hansard & Marketa Irglova. Chapeau à eux deux !
Et cerise sur le gâteau (mais malheureusement cela ne s'est pas passé à la séance à laquelle j'ai assisté, mais le lendemain), le duo était présent à Dinard et est venu chanter le morceau phare dans la salle pour la plus grande joie de la majorité du public présent. J'ai appris que le film a eu le prix du public au festival de Sundance, ça ne m'étonne pas. A surveiller lors de sa sortie ici. Un régal.
22:30 Publié dans cinema | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinema, Dinard, film britannique, musique
26.08.2007
Route du rock 17
Voici donc achevée la 17ème route du Rock , qui aura été la 13ème pour moi, fidèle de par la double proximité à la fois géographique et musicale. Eh oui déjà en 1991, j'avais assisté à la nuit furieuse qui avait vu Therapy enflammer une maison des associations peu habituée à ce genre de rythme. Sans oublier l'ardeur des fans de Ned's Atomic Dustbin. Qui se souvient des Ned's maintenant et d'ailleurs que sont ils devenus ? Cette année, on faisait dans le plus gros calibre, l'asso Rock Tympans ayant cassé la tirelire pour les Smashing Pumpkins. Qui se souvient des Smashing Pumpkins ? Apparemment beaucoup de monde si j'en juge par l'affluence du jeudi soir et la bousculade avant même que le groupe ne pointe le bout de son nez. Le soir précédent, on avait eu droit à une invitée qui jusqu'à présent était plutôt restée discrète sur ce festival : la pluie –hormis une fois en 2002 où une forte tempête avait obligé Neil Hannon de Divine Comedy à écourter son set, n'en pouvant plus d'éponger ses claviers. "You are brave" avait t'il lancé à une foule trempée jusqu'aux os, les pieds enfoncés dans une boue collante. Cette fois c'est une pluie plus classique dirons nous, pénétrante à laquelle a échappé de justesse Elvis Perkins, bien que sa musique se serait bien arrangée d'une prestation plus nocturne et humide. A 19h15, son folk construit ne passe pas trop. Peu de monde. Même avec ma petite taille je pouvais m'avancer à un mètre de la scène. C'est Herman Düne qui a fait le plus de plaisanteries sur la pluie (en français qu'il connait bien), essayant d'exorciser les gouttes et de les faire oublier par un rock un peu déjanté, bien sympathique. Mais qui ne laisse pas non plus beaucoup de traces. Et puis The National, groupe qui m'intéressait au 1er lieu ce mercredi soir. Dense, profond, pas déçue, quoique c'est le genre de groupe que je verrais mieux dans une salle de petite taille (La Cité à Rennes pourquoi pas) que sur la scène d'un festival, à l'instar des Tindersticks par exemple. Je ne suis pas restée pour Art Brut que j'avais déjà vu ici même il y a deux ans et je crois que c'est un peu toujours le même genre de show (beaucoup parlé). Donc exit aussi Justice et Go team. Le lendemain il y avait boulot. Le lendemain il y avait surtout la grosse artillerie : The Smashing Pumpkins. Déjà il se la jouent star. Je veux dire, les autres, ceux de Besnard Lakes ou des groupes électro précédents, venaient auparavant faire des passages sur scène histoire de vérifier les câbles etc. Pas la bande de Corgan qui s'est fait attendre longtemps histoire de faire monter la pression. Auparavant donc, un combo anglais au nom japonais Fujiya et Myagi et qui ferait dans l'électro allemand. Et un concept un peu redondant, ressemblant à un "Inertia creep" étiré et répété. Jusque dans la façon de chanter de (scander) du chanteur à la façon Robert Del Naja. Sauf que sur Massive il y a une richesse des sons et une diversité des compositions qu'on ne retrouvait pas là. Un peu ça va, mais sur la longueur. Et puis un inconnu puisque même pas programmé sur le catalogue, 120 days, sorte de Happy Mondays aussi allumés en substance semble t'il, mais trop brouillon pour accrocher. Le chanteur essayait désespérément de faire bouger un public qui n'en avait pas grand chose à faire, attendant que vienne la bande à Corgan. Même public qui a peu accroché aux Besnard Lakes et pourtant cette bande de canadiens assure à fond. Mais là aussi, comme Arcade Fire, ils seraient mieux dans une salle. Pourtant les morceaux du génial "Dark Horse" étaient là, mais avec un son trop saturé qui ne laisse pas s'exprimer la lente dynamique et les reliefs explosifs que recèle ce groupe. C'est resté pour moi un grand moment quand même. A revoir. Puis la scène s'enrichit d'enceintes supplémentaires et on sent qu'il va y avoir du gros son. Et du gros son il y en a On en prend plein la gueule. On les reçoit très fort, les Smashing, un peu bluffant dans leur déversement sonique, mais en même temps sans pénétrer en profondeur à l'intérieur. Trop métal pratiquement, au sens lisse du mot. C'est fort, mais ça glisse. Décevant donc. Dans le style je préfèrerais dorénavant assister à un concert de Tool. Et puis pas très sympathique le Corgan. Quand je pense qu'il s'est ramassé 40% du budget total des artistes et a refusé tout enregistrement sonore et visuel… J'ai pas vu New Young Pony club et CSS – Boulot le lendemain et Corgan m'avait achevée. Au fait il n'a pas plu, ou juste deux ou trois gouttes, dans le style léger crachin. Le lendemain, ma journée préférée. Sonic Youth et un album que j'ai beaucoup écouté : "Daydream Nation". Toujours contente de les revoir. C'est peut-être la 4ème fois, mais leur son (avec du vrai relief celui-là) est inimitable et toujours présent et toujours généreusement donné. Et Thurston Moore a toujours l'air adolescent, alors qu'il doit bien avoir mon age. Auparavant leurs consœurs anglaises d'Electrelane ont assuré aussi dans ce genre. Elles sont très bien ces filles. Rien à dire. Et puis là où Electrelane fait du Sonic Youth, Albert Hammond jr, le guitariste des Strokes, fait..du Strokes. C'est pas mal dans le genre, mais je préfère quand même les originaux. Il y a eu un autre groupe, en tout premier, Voxtrot, mais lors j'ai l'impression d'avoir complètement zappé. Pourtant j'étais tout près de la scène, va t'en savoir. Y'en a toujours des groupes comme ça, qu'on ne se souvient même plus ce que c'était. L'an dernier c'était Why?.(c'est leur nom) Bon, revenons donc à Sonic Youth donc, très, très bien. L'album impeccablement restitué avec ses côtés expérimentaux, torsions, sons saturés et stridents etc qui ont dû en dérouter certains. Il y avait une continuité bien menée et je m'en fous que certains disent que c'est un marketing, une tendance que de jouer des albums dans l'ordre etc.. C'est un bon album de bout en bout, il est construit, a une unité et c'est un bon groupe. Donc chapeau les mecs. Vous étiez parfaits, (mieux en tous cas qu'en 2005) Et pour ne pas bouder notre plaisir ils sont revenus avec six ou sept morceaux plus nouveaux ("incinerate" par exemple) et impeccables. Avec une Kim Gordon qui dansait comme une jeune fille. En voilà qui ont apporté ce qu'on attendait. Je ne suis pas restée pour LCD Soundsystem, pour cause d'obligations du lendemain. Parait que c'était pourtant un des meilleurs sets. Tant pis, ce sera pour l'année prochaine. Car cette route du rock m'a semblé toujours autant sympathique, 23000 personnes sur trois jours, restant à taille humaine, (si on les compare aux autres mastodontes bretons – Terre neuvas et Vieilles Charrues – ou aux mastodontes rock que sont les Eurockéennes) on peut s'assoir non loin de la scène sur l'herbe entre chaque set, le fort est un bel endroit, le public intéressant. A refaire. J'espère que les volontés démesurés de certains artistes et la concurrence acharnées des festivals ne vont pas saper le budget. A l'année prochaine donc !
16:30 Publié dans Rock | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rock, musique, bretagne, st-malo
16.03.2007
musiques et instants en bretagne
Musique et Bretagne ont toujours constitué deux thèmes majeurs, essentiels, mais paradoxalement sans aucune relation hormis les festou-noz et Denez prigent. Et aussi le fait qu'entendre le son d'une bombarde et d'un biniou quand j'étais éloignée de la Bretagne me faisait verser des larmes et m'envahissait de nostalgie, alors qu'ici c'est tout juste si je ne trouve pas cela rasoir.
Par contre il y a des morceaux de musique, rock surtout, qui, lorsque je les ré-entends, me ramènent illico à un moment où je les ai écoutés, et généralement quelque part en Bretagne.
Pourquoi, comment, je ne sais pas, sans doute cette loi des associations, très forte chez moi, peut-être parce qu'il y avait une acuité plus grande à cet instant, peut-être parce que le ciel était comme cela et le paysage comme ceci quand le morceau passait en toile de fond, en voiture généralement. Et pourquoi juste certains morceaux, même écoutés alors dans le cadre de l'album entier ?
Ainsi en 1981, c'est le CD "October" de U2 qui avait accompagné un bout du trajet Paris-Carhaix et lorsque je suis passée l'autre jour sur une portion de cette route que je n'empruntais plus pour cause de 4 voies, certains morceaux oubliés tels"I Will Follow"me sont revenus.
A l'inverse, quand il m'arrive de ré-écouter Echo and the Bunnymen (groupe fétiche de ma période début 80) surtout l'album "Heaven up there", je revois bien cette route sinueuse qui va du port de Bénodet à la grande plage. Surtout le titre "All my colours" où Ian Mc Culloghs répéète quelque chose qu'on entendait comme "zimbo, zimbo, zimbo..' et je j'avais associé ce terme à un goeland, ce qui fait que tous les goelands du coin qui s'approchent actuellement un peu près de moi sont désormais surnommés Zimbo.
Quant à U2 (encore eux), à l'époque de et "Unforgettable Fire", et "The Joshua Tree" j'étais dans le secteur de Pleyben et Plomdodierm, par un été 1987 accablé de chaleur (si si cela arrive, plus fréquemment qu'on croit). Les disques (les cassettes plutôt devrais-je dire) tournaient en boucle dans le WV transporter, et maintenant quand j'entends "With or Without you" ou surtout le magnifique morceau "Unforgettable Fire", il y a un petit bout de ces Monts d'arrée secs et désertifiés qui pointe le bout de son nez.
Et ainsi de suite, Dinosaur Jr, à l'époque de "Where you Been" me renvoie un petit bout du bassin de la Vilaine, pluvieuse et morose en ce mois de mars 1993.
Et finalement, bien que j'écoute sans cesse plein plein de musique, nouveautés et vieilleries, il n'y en a pas tant que ça qui ont imprimé cette association avec un lieu ou un moment bretons.
Hormis ceux de quand j'étais très petite, les tubes chantés par je ne sais plus qui (je crois qu'il devait y avoir Gille Drieu - ça existe ?, ou Hugues Auffray) et qui parlaient d" alouette, alouette" ou d'"aller siffler sur la colline avec un bouquet d'églantines" avec "les premières jonquilles et les derniers lilas" Et là c'était associé à notre route, celle qui allait du bourg à la maison avec les fossés en fleurs.. La vraie nostalgie, elle est là.
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06.02.2007
des restes de 2006 et les seconds 2007
En ce début d'année et plusieurs semaines de repos numérique, j'essayais de me dire un peu : "qu'est-ce qui me sera donc resté en 2006 dans la tête" ? Musicalement parlant, je veux dire.
Et avec le recul je vois bien que j'ai déjà vite oublié tous les Rakes, les Kooks, maximo Park, voire même Kaiser chiefs, bien éphémères et lassants à la longue. Du talent certes, du culot, du spontané fiévreux, mais rien de neuf sous le soleil et surtout rien qui s'accroche, qui pénètre dans ces fibres.
Je me serais aussi un peu lassé des Raconteurs, malgré tout le talent de Jack White et sa bande, peut-être parce que cela finit par faire filon. Ou trop écouté.
Et puis les merveilles annoncées par une certaine presse, à savoir the Shins (évoqués dans 'Garden State" comme un groupe qui va changer ta vie") et Bonnie Prince Billy, eh bien ils m'ennuient plutôt qu'autre chose. je sais, on me dit qu'il faut réécouter encore et encore pour en ressentir la subtilité, mais c'est un peu rasoir quand même.
Qu'est-ce qui me reste finalement ?
- Une chanson : "Roscoe" de Midlake, magnifique, un entrelac d'harmonies et de vocaux sinueux comme je les aime. (Dès que j'aurais trouve une formule permettant de mettre en ligne des fichiers plus gros, je le ferai) Tout l'album est bien d'ailleurs.
- Tout comme Eagle Seagull, ces américains du le frontière du Nord, combo évoquant un savant mariage de Pulp -et d'Arcade Fire. Ils tiennent la longueur sans faiblir.
- Quelques pépites : "Raoul" et "Monster" de The Automatic, "Alsatian" de White Rose Movement, un morceau qui donne envie de battre du pied et de remuer follement la tête. Pareil pour "Ennemies like this" de Radio Four.
Et bizzarement, ces deux deniers groupes empruntent au feeling des début 80, New order en tête et ce retour des eighties me semble avoir été une donnée constante de cettee année 2006.
On a même senti repointer le "retour du Shoe gazing", avec Serena Maneesh ou les groupes à guitares style Ride ou My Bloody valentine.
Alors si l'on suit cette tendance, 2007 sera t'elle l'année du revival grunge ?
Non, on s'oriente plutôt vers ce qu'on pourrait appeler l'année des seconds, de ces fameux seconds albums. Le tournant tant attendu et redouté selon les dires de la presse spécialisée qui parvient carrément à en faire un évènement.
Bloc Party a bien passé le cap. Maintenant reste à attendre les Clap your hands, et surtout Arcade Fire que j'attends avec une sacrée impatience tout comme Arctic monkeys
Enfin , je suis bien contente de voir que ces néerlandais d'Alamo Race Track connaissent enfin les honneurs. Je les avais vus à la Route du rock 2004 je crois (ou 2005 me souviens plus) et j'avais trouvé leur musique tonique et inventive, solide et mélodieuse, n'ayant rien à envier aux anglo-saxons. Bizzarement personne n'évoquait leur prestation (qui avait eu lieu en plus au début de la soirée alors qu'il faisait encore bien jour avec peu de monde.)
Maintenant les Inrocks et d'autres en disent le plus grand bien, parlant de "Strokes et Radiohead" (carrément) et ce n'est que justice. Voilà un groupe qui allie toute la nervosité du rock avec un sens mélodique et une simplicité qui nous changent de l'arrogance des jeunôts anglo-saxons poussés sur le gazon de Myspace.
L'année commence pas si mal finalement.
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12.12.2006
EAGLE SEAGULL
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La scène musicale canadienne continue à se révéler une des plus jouissives du moment : Arcade Fire, Broken Social Scene, The Islands etc. en général très nombreux sur scène, intervertissant les instruments, chantant à tour de rôle. Une énergie, une dynamique et une remarquable harmonie, même et surtout dans la dissonance. J'ai eu l'occasion d'assister à leurs concerts, totalement foutraques mais complètement prenants.
Dans la même vague je nommerais EAGLE SEAGULL. En réalité ils seraient plutôt de vagues cousins, puisque venant de l'autre côté de la frontière, du Nebraska. Mais là aussi une tribu de six musiciens qui a sorti un bijou d'album il y a un an déjà outre atlantique, lequel parvient dans les bacs en ce moment. Une voix qui oscille entre Jarvis Cocker et Jim White, avec quelques relents de Radiohead et le tout porté là-aussi par une rythmique impeccable, mélangée à une dense mélancolie A découvrir d'urgence.
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