01.09.2008
Sunshine, fest-noz et bain de minuit
Début officiel de mes congés annuels. Visite d'amis, apéritif au cabernet rosé au soleil et préparation d'un repas italien. Ou plutôt de différentes sauces pour accompagner des pâtes dont un super pistou rosso, une bolognaise qui cuit 2 heures avec du vin rouge (du vrai "ragû") et une subtile préparation au thon signée Jamie Oliver, avec juste ce qu'il faut de gingembre et fenouil.
Samedi 30 aout.
Chaude journée, super pour ma première journée de vacances. Et pas moins de trois bains dans cette journée, en parvenant à éviter l'heure de basse mer, où il aurait fallu marcher des heures pour pouvoir nager. Donc un le matin, personne sur la plage, tout le monde est au marché, puis un autre vers 18 heures et c'est à ce retour qu'on a vu un podium s'installer pour un fest-noz prévu en soirée à la plage de St Enogat, c'est à dire pratiquement à la porte.
Donc, après l'intermède Italie et foot mêlés, nous voilà tous partis dans une nuit qui n'aurait rien à envier à celles du Sud vers la plage, le podium, la terrasse au bord de mer.
Très auspicieux pour ce début de congés !
Un bain de minuit dans une mer où l'on pénètre facilement, les seules étoiles comme éclairage, encore plus de sensation d'être immergée, car rien ne vient distraire visuellement, une mer se fondant dans le noir de la nuit, avec un son de biniou et bombarde, c'était tout simplement parfait
Pourtant, ce n'est pas un air celtique qui me trottait en tête ce jour-là. Non peut-être dû au fait que c'était une première journée de vrai beau temps, c'est une chanson d'un de mes groupes fétiches, Swell (pour plus d'infos sur ce groupe, voir ici) qui s'est insinuée toute cette journée, le genre de morceau languissant, intemporel, qui ne soulève certes pas un enthousiasme de premier abord, presque banal mais qui demeure et avec ce titre : Everyday Sunshine.
En espérant que cette phrase puisse s'appliquer à tous, toujours, par tous les temps. Un sunshine in our hearts.
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26.08.2008
Festive fifty John peel. suite
Suite à mon précédent billet sur John peel (que je regrette de n'avoir pas mieux connu le gars avant !), voici donc, à titre indicatif, quels étaient les "podiums" annuels de la musique indépendante, du moins selon les auditeurs de Radio One, soit les trois premières places du fameux Festive Fifty de 1976 à 1991. Ce classement a continué après 1991, mais ces quinze années-là sont celles du coffret que je possède et que j'ai découvert avec grand plaisir:
- 1976 : (sorte d'année "récapitulative d'avant", les trois premiers ayant en effet sorti leur album bien auparavant.)
1 - Led Zeppelin - "Stairway to heaven" (un must)
2 - Derek and dominos - "Layla" (un autre must, avec une intro qui fait office de réveil sur mon portable)
3 - Bob Dylan - "Desolation Row" (très ancien, mais c'est du grand Bob, comme toujours)
- 1977 : (sorte d'année de transition - il n'y avait d'ailleurs que 13 titres)
1 - The Motors - "Dancing the night away" (jamais entendu parler)
2 - Althea and Donna - "Uptown to ranking" (encore moins entendu parler)
3 - The Motors - "you beat the hell out of me" (encore eux, eh bien...)
- 1978 :
1 - Sex Pistols - "Anarchy in the UK" (ça y est voici arriver le punk"
2 - The Clash - "Complete Control" (les autres grandes figures de ce mouvement)
3 - Sex Pistols - God save The Queen
- 1979 :
1 - Sex Pistols - "Anarchy in the UK" (again, il faudra s'y habituer)
2 - Undertones - "Teenage Kicks" (en n° 2 et pourtant cela restera sans doute le meilleur morceau de tous les temps selon John peel)
3 - The Clash - "Whiteman in Hammersmith palais"
- 1980 :
1 - Sex Pistols - "Anarchy in the UK"
2 - Joy Division - "Atmosphere" (voici venir un familier du chart, pas étonnant. Ils ont vraiment apporté quelque chose. Hommage donc aussi à Ian Curtis)
3 - Joy Division - Love wille tear us apart
- 1981 : (On prend les mêmes, dans le désordre)
1 - Joy Division - "Atmosphere"
2 - Sex Pistols - "Anarchy in the UK"
3 - Joy Division - " Love will tear us apart"
- 1982 :
1 - New Order - "temptation" (la suite logique de Joy Division, à leurs débuts, encore proches de la période Joy)
2 - Robert Wyatt - "Shipbuilding" (le grand Robert Wyatt de Soft Machine après son accident qui l'a laissé paralysé)
3 - Grandmaster Flash and the furious five - "the message" (totalement inconnus pour ma part)
- 1983 :
1 - New Order - "Blue Monday"
2 - The Smiths - "This charming man" (1ère apparition des gars de Manchester. Ce ne sera pas la dernière)
3 - New Order - "Age of contact"
- 1984 :
1 - The Smiths - "How soon is now"
2 - Cocteau Twins - pearly drewdrop's drops (un des préférés de John Peel, avec la voix si spécifique de Liz Phraser")
3 - The men they could'nt hang - "green fields of france" (un ovni ?)
- 1985 :
1 - Jesus and Mary Chain - "never understand" (arrivée du "shoegazing", des distorsions, toujours défendus par John peel)
2 - Jesus and mary Chain - "Just like Honey" (la preuve)
3 - The Fall - "Cruiser's creek" (1ère entrée sur le podium du chouchou des chouchous.)
- 1986 :
1 - The Smiths - "there is a light that never goes out"
2 - Age of Chance - "Kiss" (?!)
3 - The Fall - "Mr Pharmacist"
- 1987 :
1 - The Sugarcubes - "Birthday" (pré-Bjork)
2 - The Fall - "Australians in Europe"
3 - The Wedding present : "Everyone thinks he looks daft" (l'autre chouchou de John, très intransigeants eux aussi - je les ai vus plusieurs fois)
- 1988 :
1 - The House of Love - " destroy the heart" (j'avais beaucoup aimé leur album à l'époque)
2 - The Wedding Present - "Nobody 's twisting your arm"
3 - Jesus and mary Chain - "Sidewalking"
- 1989 :
1 - The Sundays - "can't be sure"
2 - The Wedding Present - "Kennedy"
3 - The Pixies - "debaser" (voici venir les américains - débutaient aussi cette année-là Dinosaur Jr et Sonic Youth)
- 1990 :
1 - The Fall - "Bill is dead"
2 - My Bloody Valentine - "Soon" (voici le rock saturé dans toute sa splendeur)
3 - Ride - "Dreams burn down" (c'était mes préférés dans la rubrique "Shoe gazing")
- 1991 :
1 - Nirvana - "Smell like teen spirit" (incontournable)
2 - P J Harvey - "Dress" (brut de décoffrage, efficace, tranchant)
3 - Curve - "ten little girls" (connais pas)
Laissons le journaliste annoncer donc ce "number one" de 1991 (que pratiquement tout le monde connait..)
18:42 Publié dans Rock | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rock
23.08.2008
John Peel - une décade prodigieuse
John Peel : c'était l'équivalent grand-breton de notre B Lenoir à nous, officiant lui aussi sur une radio publique (Radio one) et proposant aussi des "sessions", les fameuses "Peel sessions" dont certaines sont devenues célèbres. Elles étaient un peu différentes de nos "black sessions" en ce sens qu'il mettait à disposition des groupes un studio et ceux-ci devaient enregistrer quelques titres qui seraient ensuite diffusés dans son émission. Certains de ces morceaux sont devenus d'anthologie.
Sinon c'était un défricheur insatiable, ayant commencé son travail d'explorateur des courants musicaux indépendants il y a bien longtemps, en 1967 ou 1969, époque Woodstock, mais lui déjà entrevoyait la progressive et le punk. C'est d'ailleurs en ardent défenseur de ce dernier mouvement, en dénicheur de plein de pépites de groupes "garage" qu'il a fait connaitre, que sa notoriété s'est affermie et il est devenu incontournable au sein de la musique rock indépendante. Sa disparition brutale en 2004, à l'age de 65 ans a laissé beaucoup de regrets et encore maintenant, nombre d'hommages, de "John Peel day", ont lieu en Grande Bretagne.Voir le site bien fait de la BBC à se sujet. Chaque année, il établissait, à partir des votes des lecteurs, une sorte de hit parade des 50 meilleurs morceaux de l'année, appelé "festive fifty". Pendant quelque temps, il s'agissait de voter pour ses morceaux de musique préférés, même s'ils étaient sortis quelques années auparavant (c'est ainsi qu'on a pu voir "Anarchy in the UK" des Sex Pistols trôner sur la première marche du podium pendant pratiquement 3 ans.) Ensuite il s'agissait de voter uniquement pour les albums sortis dans l'année. Et c'est là que ça devenait sacrément instructif, avec le recul.
J'ai eu l'occasion récemment d'écouter une compilation regroupant 15 de ces années, et pas n'importe lesquelles, celles allant de 1976 à 1991, soit du punk au grunge, des Sex Pistols à Nirvana. Il ne s'agit pas à proprement parler d'une "décade", mais comme c'est à partir de 1982 que le classement prenait en compte l'année écoulée, on va dire comme ça. J'ai éprouvé un réel plaisir à ré-écouter tous ces noms oubliés, (en vrac "pale saints, galaxy 500, field mice, mudhoney, babes in toyland..) qui faisaient à l'époque le bonheur des couvertures des Inrockuptibles, formule bimestrielle et de Lenoir toujours et encore. Et de ré-entendre aussi ceux qui se sont installés dans mon parcours musical, mais que je n'avais pas écouté depuis longtemps (Joy Division, Jesus and Mary Chain..)
Et c'est donc ainsi, en découvrant ces presque 800 morceaux !!! (carrément, super occupation pendant mes trajets en voiture) que j'ai retrouvé une bonne partie de mon parcours musical "historique", celui, plus indépendant, qui avait commencé justement en 1980 avec B. Lenoir et Echo and the Bunnymen.
De plus John Peel avait ce côté "so british" pour annoncer les morceaux, en général hyper-minimaliste du style "and this is the number twenty nine" : et s'ensuivait le morceau en question sans qu'en général lui même ne dise le titre du morceau, avec parfois un bref commentaire :
Le premier Cd du coffret en question commence en 1976 et John Peel semble faire cette année-là comme une synthèse ou un aperçu du rock de la fin sixties, début seventies avec P. Floyd, Yes, les Who, Dylan, Bowie, Neil Young et en numéro un cette année là : Stairway to Heaven de Led Zeppelin.
Un peu comme une jonction avec la suite, c'est à dire l'explosion 1977 et le punk.
- Il en a été un fervent défendeur, et a régulièrement passé dans son émission les Jam, Damned, Stiff, Buzzcocks, et bien sur Clash et Sex Pistols. D'ailleurs "Anarchy in the Uk" est demeuré trois ans en tête de ce chart particulier.
- Puis on a vu arriver Joy Division et Cure, Echo and the Bunnymen, et un de ses groupes préférés : Siouxsee and the Banshees. J'ai vite repéré ses "chouchous" si on peut dire ainsi, à travers le nombre de fois où apparait l'artiste en question. Donc beaucoup de Siouxsee and The Banshées. Et c'est plutôt pas mal. Je les avais oubliés.
- Joy Division aussi était un favori, et j'ai eu l'occasion de réécouter plusieurs morceaux avec plaisir (d'autant plus que je venais de voir "Control" le remarquable film de Anton Corjbin sur la vie de Ian Curtis)
- Et qui dit Joy Division suggère bien sûr ensuite New Order. Et là aussi John Peel leur a donné une bonne couverture.
- Joy division puis ensuite New order, il a fait la même chose avec Birthday Party puis Nick cave, et avec The Smiths puis Morrissey, avec Sex Pistols puis PIL... La fidélité dans la continuité.
- Par contre très peu de ceux qui sont devenus des grosses cylindrées à savoir U2 (quelques morceaux et encore période October), Simple Minds, Dire Straits, Police..Il avait déjà dû sentir le commercial.
- Un peu d'électro quand même surfant sur la vague New Order : Propaganda, Bronski beat, Magazine, The Orb, même les fameux Marrs. Mais ça reste limité.
- Un peu de rap aussi avec Public Ennemy.
- un peu de ska avec the spécials, mais pas de reggae
- pas de métal non plus, ni de gros rock US à la Springsteen, ni blues.
Alors quoi ? Qu'est ce que j'ai écouté durant plusieurs semaines ?
- la période "cold wave" avec The Cure, Siouxsee, Sisters of Mercy, Nick cave.
- Le noisy matiné de "shoegazing" type Jesus and mary Chain, My Bloody Valentine, Ride.
- Le noisy américain avec Husker dû, Dinosaur Jr, Mudhoney,Sonic Youth, Pixies..
- les débuts des glorieux slackers, Pavement, Dinosaur Jr, et le grunge avec Nirvana
- quelques groupes plus mélodiques, style Teenage Fan Club, House of Love, Inspiral carpets.
- des particularités anglaises ou groupes éphémères, voire presqu'inconnus : Rezillos, Stiff little fingers, Billy Bragg, the mekongs
Et puis les préférés de John :
- Siouxsee and the Banshees> au tout début (période Punk)
- The Smiths et Morrissey. J'en ai entendu des morceaux, et ils sont tous bien. Rien à dire. ça m'a rappelé la première moûture des Inrocks, lesquels vouaient aussi une admiration sans bornes au groupe
- Les Cocteau Twins
- The Jesus and Mary Chain
- The Wedding Present (son numero 2)
- The Fall (de loin son numero 1)
Il convient de noter que les trois derniers artistes sont plutôt du style intègre, du moins sans concessions voire même austères et braques. (Ensuite il y aura Mogwai, dans le même style)
Mark E. Smith de The Fall a toujours été à part, avec une musique qui ne relève d'aucun courant et une attitude quelque peu chaotique. Le groupe aurait participé à 27 reprises aux émissions de John Peel.
Voici donc une de ces apparitions (avec John Peel présentant rapidement)
The fall "Smile" 1983
Et puis il y a "Teenage Kicks" des Undertones, que J. Peel aurait considéré comme la meilleure chanson de tous les temps
13:06 Publié dans Rock | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rock
07.08.2008
Route du rock 2008 à venir
Il est beaucoup question de la route du rock 2008 ces jours-ci dans la région.
D'abord j'ai reçu le programme (bien que j'avais déjà suivi les péripéties sur le net, le quotidien local ou via l'incontournable B Lenoir. En outre j'avais assisté à la version hiver que j'avais vraiment appréciée.)
Maintenant ce sont les affiches que l'on voit un peu partout à St Malo, très chouette affiche d'ailleurs qui me rappelle celle de l'édition d'hiver (on y voyait sur fond rouge des bandes magnétiques bien malmenés fusionnant dans un maelstrom sonique et cette fois ce sont de bons vieux vinyles sur fond jaune qui subissent un sort similaire)
Et demain ce sera l'achat des billets.
Sans compter les commentaires de différents organes de presse qui sont plus nombreux cette année pour pointer à la fois le côté toujours défricheur et indépendant de la manifestation et revers de la médaille, le déficit budgétaire (merci entre autres les Smashing Pumpkins) et l'annonce que ce serait peut-être la dernière fois.
Ce serait dur, dur pour moi qui trouve là ( à l'instar du festival du film britannique) un festival selon mes gouts situé à ma porte. Mais dur surtout pour l'évolution des scènes musicales, de la musique pas comme les autres, de la recherche et de l'audace, bref, de la différence.
Cette année, pas de grosse tête d'affiche à la Cure ou Smashing Pumpkins. Il semble que les cachets des musiciens et la main mise (j'ai envie de dire "l'engouffrement", même si ce n'est guère français) de certaines entreprises privées qui se spécialisent dans les tournées, avec enchères à la clef, rendent difficile l'équilibre des festivals indépendants.
Et pourtant : Cold War Kids, Girls in Hawai, Sigur Ros, Notwist, the Foals seront peut-être d'ici 3 ans les cachets que l'on monnaiera au plus offrant.
Pour l'instant j'entends surtout des réflexions du genre :" c'est qui ?" "je connais personne". Et certains de ressasser le côté soi-disant élitiste de l'évènement. Elitiste, non. Connaisseur, intéressé, ouvert oui. J'ai récemment pris en stop un gars qui revenait des Vieilles Charrues, et qui avait aussi passé un jour à Bobital. Et il ne se lassait pas de nous raconter l'ambiance, les campings, les retrouvailles entre copains, le monde etc.. La musique, il en a peu parlé, et lorsque je lui ai demandé s'il allait à "la route du rock", il m'a demandé "c'est où, c'est quand, c'est quoi ?".
Personnellement cette année, j'ai hésité à y aller, hormis pour le côté soutien de la manifestation.
Disons que dans la programmation il n'y avait pas tellement d'artistes qui me faisaient sauter au ciel du fort de St Père. A part le jeudi et Cold war kids (qui passent à 1h20, heureusement que je ne bosse pas le lendemain) ce qui me permettra aussi de revoir pour la 5ème ou 6ème fois les Tindersticks (dont une fois au fort déjà et ce n'était pas la prestation la plus mémorable, celle-ci restant pour toujours celle de 19994 à l'UBU). Les Breeders seront là aussi mais je me méfie de ces reformations après coup, l'exemple des Pixies et des Smashing (encore eux !) me laissant une arrière odeur de billet vert. Il y aura aussi The Do, une sensation du moment.
Le vendredi, journée qualifiée par beaucoup comme la plus intéressante par le côté expérimental et intègre des groupes en question (Sigur Ros, Notwist), me semblait quant à moi plutôt neurasthénique. Les allemands de Notwist j'ai déjà vu ici même, le groupe Why aussi (il y a deux ans). Quant à Sigur Ros, auréolé d'une certaine atmosphère (nappes éthérées, longues vocalises), je suis dubitative par rapport à ce que ça peut donner sur scène. Ils ont fait un super DVD, mais l'album, réécouté encore hier, me laisse un peu de marbre. Mais peut-être que ce sera un grand moment, très possible.
Le samedi, grosse sympathie pour les "french cowboys", émanation des Little rabbits que j'ai tant aimés, et pour Girls in hawai (j'adore la scène belge - Deus, Ghinzu, Zita Swoon..). Le reste c'est l'autre sensation du moment Ting Tings.
Les groupes électro de fin de nuit par contre n'ont jamais été mon truc.
Alors PASS 3 jours ou que le jeudi ?
Tindersticks - Jism
07:45 Publié dans Rock | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rock
25.11.2007
compil de compil de compil
Depuis le temps que j'en parlais ! J'ai enfin entrepris le projet de ré-écouter une bonne partie de tous les cds de ma discothèque (et il y en a ..) afin d'encoder les morceaux choisis et d'en faire une sorte de compil des compils.
Vaste programme, facilité par les trajets en voiture et par les moments passés à faire de la cuisine. Car c'est plutôt là que je me donne le temps de ré-écouter ces albums. D'office, certains disques je n'y touche pas, car quand je les écoute c'est dans leur totalité. Et c'est quand même la majorité !
Mais il y a tous les autres de Alpha à Dandy Warhols (en effet j'en suis à la lettre D), en passant par Perry Blake, Built to spill ou Cousteau. Il y en a même, je me demande pourquoi je les ai achetés, comme AIM (trip hop ?) ou Arde (genre de tTndersticks espagnols ). Sans doute parce qu'ils étaient "disque du mois" au magazine "magic" (j'achetais régulièrement ce mag, mais plus maintenant et le net est passé par là.) Eh bien par exemple je n'ai rien gardé de ces deux albums. car je me tiens à une rigueur, sinon je vais me retrouver avec une méga compil.
Il y a du boulot, demain je m'attaque à "Day One"
Parallèlement, je fais aussi une sélection sur des...compils déjà existantes. Dans une boite à chaussures, sur l'étagère des disques, il y a tous les cds gratuits qui étaient fournis avec le magazine des Inrocks (je l'achetais aussi régulièrement, depuis leur période bimestrielle, avec articles de fond et noir et blanc, que j'adorais, jusqu'aux débuts hebdomadaires mais sur la fin, je n'adhérais plus à leurs gouts musicaux et cinématographiques. Il y en aurait à dire sur les Inrocks - une note entière s'impose. Je reste quand même fidèle à leur newsletter).
Donc, passé cette mini-parenthèse Inrocks, j'ai plein de cds qui s'appellent du style : "un printemps 88", "un été 90", "un automne 95" etc.. je me suis arrêtée à 2001 - avec à chaque fois une bonne quinzaine de morceaux choisis. Et sans compter que s'ajoutent des cds spéciaux "route du rock" ou "transmusicales". En emballage carton souple, ils trainaient dans cette boite, n'étant jamais ré-écoutés, sauf pour des "blindtests". Et pourtant ils recèlent des pépites.. sauf qu'en général ces pépites sont des extraits d'albums que j'ai achetés à la même période. mais un tri sera le bienvenu. Il y a du boulot aussi.
Et puis tant qu'à encoder, autant en rajouter un morceau, si je puis dire..Je me suis donc dénichée un petit logiciel gratuit grâce à Micro hebdo : mp3DirectCut, avec lequel je me fais des "bouts de morceaux", par exemple que des intros de 45 s maximum et qui me serviront pour des séances de "blintests". Car on aime bien ça à la maison, et en général, celui qui se collait à la platine et au choix des titres avait du boulot avec tous les cds à sélectionner, sans que le public ne triche en regardant la pochette, puis à sortir et insérer le cd, repérer le morceau choisi et le remettre dans le boitier ce qui faisait un vrai bazar à la fin de la séance. C'est toujours marrant de voir que certains (et moi-même quand j'y participe en tant que public) ne parviennent pas à sortir le nom d'un artiste, à l'occasion de l'écoute du titre où pourtant on ne peut que se dire "mais oui, mais je connais ça, c'est évident, mais c'est qui, mais c'est pas possible..." et tout le monde est prêt à cracher le nom plus vite que d'autres et c'est parfois le plus grand fan de l'artiste en question qui est victime d'un blanc. "mais oui mais c'était eux, bon sang je l'avais sur le bout de la langue" C'est fun. Maintenant avec tous ces débuts de morceaux en mp3, la liste tiendra dans une clé USB, avec la possibilité de mettre une lecture aléatoire ce qui fait que même le Dj pourra y jouer. (et ne sera pas à l'abri des trous de mémoire)
Et puis ce petit logiciel permettra aussi des montages audacieux comme des suites guitaristiques de Dinosaur Jr à se déchirer les tympans.
Donc, du fun en musique en perspective.
Pour en revenir aux artistes déjà triés (j'en suis qu'à la lettre D, je viens de finir Dandy Warhols), je voudrais tirer un coup de chapeau à Boo Radleys. D'ailleurs, au final, ils ne seront même pas sur la compil, les Cds s'écoutant en entier, notamment "Giant Steps". Mais je les ai dans un premier temps ré-écoutés et je me suis dit que voilà un groupe qui n'aura eu le succès qu'il méritait. car il y à la fois du mélodieux à la Beatles et du noisy à la Bloody Valentine, du travail d'orfèvre sous un son brut et fouilli. Très dense, très riche. Hommage donc ce jour à Martin Carr et ses acolytes.
Boo radleys - Wake up
17:35 Publié dans Rock | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rock, musique
27.10.2007
The black angels
Alors que l'époque est aux retours sur le devant de la scène de groupes quasi préhistoriques (Led Zeppelin, Police) ou même de musiciens que l'on a aimés il y a une dizaine d'années, novateurs à leur époque mais dorénavant calibrés pour renflouer leur compte bancaire (Pixies, Smashing Pumpkins) il y en a peu qui ressortent du lot, hormis peut-être Neil Young pour la première catégorie et Dinosaur Jr pour la deuxième.
Mais, grâce entre autres à Bayon de Libé, j'ai découvert plusieurs de groupes qui "font comme", qui "sonnent comme". mais avec une spontanéité et une énergie incroyables et qui sont depuis longtemps endormies chez leurs prédécesseurs. Ainsi Serena Maneeh l'an passé, lorgant du coté de "My Bloody Valentine" ou "Ride", et cette fois "The Black Angels" avec un superbe album "Passover"
Je ne sais pas grand chose d'eux, sinon qu'ils sont six musiciens (dont deux femmes) originaires d'Austin au Texas (Austin), pas très glamour pour un sou, mais quel son ! Pourtant cela ne ressemble pas à de la musique sudiste mais bien carrément à du Doors hargneux mâtiné de Velvet underground et rappelant aussi les débuts d'Echo and The Bunnymen (mais c'est vrai que je trouvais déjà à l'époque que la voix Ian Mc Cullough lorgnait vers celle de Jim Morrison)
C'est puissant, enlévé, hypnotique. Rien d'inventif, du bon rock, mais sacrément plus vibrant que toutes les reformations qui fleurissent actuellement.
A découvrir vite.
16:30 Publié dans Rock | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rock
26.08.2007
Route du rock 17
Voici donc achevée la 17ème route du Rock , qui aura été la 13ème pour moi, fidèle de par la double proximité à la fois géographique et musicale. Eh oui déjà en 1991, j'avais assisté à la nuit furieuse qui avait vu Therapy enflammer une maison des associations peu habituée à ce genre de rythme. Sans oublier l'ardeur des fans de Ned's Atomic Dustbin. Qui se souvient des Ned's maintenant et d'ailleurs que sont ils devenus ? Cette année, on faisait dans le plus gros calibre, l'asso Rock Tympans ayant cassé la tirelire pour les Smashing Pumpkins. Qui se souvient des Smashing Pumpkins ? Apparemment beaucoup de monde si j'en juge par l'affluence du jeudi soir et la bousculade avant même que le groupe ne pointe le bout de son nez. Le soir précédent, on avait eu droit à une invitée qui jusqu'à présent était plutôt restée discrète sur ce festival : la pluie –hormis une fois en 2002 où une forte tempête avait obligé Neil Hannon de Divine Comedy à écourter son set, n'en pouvant plus d'éponger ses claviers. "You are brave" avait t'il lancé à une foule trempée jusqu'aux os, les pieds enfoncés dans une boue collante. Cette fois c'est une pluie plus classique dirons nous, pénétrante à laquelle a échappé de justesse Elvis Perkins, bien que sa musique se serait bien arrangée d'une prestation plus nocturne et humide. A 19h15, son folk construit ne passe pas trop. Peu de monde. Même avec ma petite taille je pouvais m'avancer à un mètre de la scène. C'est Herman Düne qui a fait le plus de plaisanteries sur la pluie (en français qu'il connait bien), essayant d'exorciser les gouttes et de les faire oublier par un rock un peu déjanté, bien sympathique. Mais qui ne laisse pas non plus beaucoup de traces. Et puis The National, groupe qui m'intéressait au 1er lieu ce mercredi soir. Dense, profond, pas déçue, quoique c'est le genre de groupe que je verrais mieux dans une salle de petite taille (La Cité à Rennes pourquoi pas) que sur la scène d'un festival, à l'instar des Tindersticks par exemple. Je ne suis pas restée pour Art Brut que j'avais déjà vu ici même il y a deux ans et je crois que c'est un peu toujours le même genre de show (beaucoup parlé). Donc exit aussi Justice et Go team. Le lendemain il y avait boulot. Le lendemain il y avait surtout la grosse artillerie : The Smashing Pumpkins. Déjà il se la jouent star. Je veux dire, les autres, ceux de Besnard Lakes ou des groupes électro précédents, venaient auparavant faire des passages sur scène histoire de vérifier les câbles etc. Pas la bande de Corgan qui s'est fait attendre longtemps histoire de faire monter la pression. Auparavant donc, un combo anglais au nom japonais Fujiya et Myagi et qui ferait dans l'électro allemand. Et un concept un peu redondant, ressemblant à un "Inertia creep" étiré et répété. Jusque dans la façon de chanter de (scander) du chanteur à la façon Robert Del Naja. Sauf que sur Massive il y a une richesse des sons et une diversité des compositions qu'on ne retrouvait pas là. Un peu ça va, mais sur la longueur. Et puis un inconnu puisque même pas programmé sur le catalogue, 120 days, sorte de Happy Mondays aussi allumés en substance semble t'il, mais trop brouillon pour accrocher. Le chanteur essayait désespérément de faire bouger un public qui n'en avait pas grand chose à faire, attendant que vienne la bande à Corgan. Même public qui a peu accroché aux Besnard Lakes et pourtant cette bande de canadiens assure à fond. Mais là aussi, comme Arcade Fire, ils seraient mieux dans une salle. Pourtant les morceaux du génial "Dark Horse" étaient là, mais avec un son trop saturé qui ne laisse pas s'exprimer la lente dynamique et les reliefs explosifs que recèle ce groupe. C'est resté pour moi un grand moment quand même. A revoir. Puis la scène s'enrichit d'enceintes supplémentaires et on sent qu'il va y avoir du gros son. Et du gros son il y en a On en prend plein la gueule. On les reçoit très fort, les Smashing, un peu bluffant dans leur déversement sonique, mais en même temps sans pénétrer en profondeur à l'intérieur. Trop métal pratiquement, au sens lisse du mot. C'est fort, mais ça glisse. Décevant donc. Dans le style je préfèrerais dorénavant assister à un concert de Tool. Et puis pas très sympathique le Corgan. Quand je pense qu'il s'est ramassé 40% du budget total des artistes et a refusé tout enregistrement sonore et visuel… J'ai pas vu New Young Pony club et CSS – Boulot le lendemain et Corgan m'avait achevée. Au fait il n'a pas plu, ou juste deux ou trois gouttes, dans le style léger crachin. Le lendemain, ma journée préférée. Sonic Youth et un album que j'ai beaucoup écouté : "Daydream Nation". Toujours contente de les revoir. C'est peut-être la 4ème fois, mais leur son (avec du vrai relief celui-là) est inimitable et toujours présent et toujours généreusement donné. Et Thurston Moore a toujours l'air adolescent, alors qu'il doit bien avoir mon age. Auparavant leurs consœurs anglaises d'Electrelane ont assuré aussi dans ce genre. Elles sont très bien ces filles. Rien à dire. Et puis là où Electrelane fait du Sonic Youth, Albert Hammond jr, le guitariste des Strokes, fait..du Strokes. C'est pas mal dans le genre, mais je préfère quand même les originaux. Il y a eu un autre groupe, en tout premier, Voxtrot, mais lors j'ai l'impression d'avoir complètement zappé. Pourtant j'étais tout près de la scène, va t'en savoir. Y'en a toujours des groupes comme ça, qu'on ne se souvient même plus ce que c'était. L'an dernier c'était Why?.(c'est leur nom) Bon, revenons donc à Sonic Youth donc, très, très bien. L'album impeccablement restitué avec ses côtés expérimentaux, torsions, sons saturés et stridents etc qui ont dû en dérouter certains. Il y avait une continuité bien menée et je m'en fous que certains disent que c'est un marketing, une tendance que de jouer des albums dans l'ordre etc.. C'est un bon album de bout en bout, il est construit, a une unité et c'est un bon groupe. Donc chapeau les mecs. Vous étiez parfaits, (mieux en tous cas qu'en 2005) Et pour ne pas bouder notre plaisir ils sont revenus avec six ou sept morceaux plus nouveaux ("incinerate" par exemple) et impeccables. Avec une Kim Gordon qui dansait comme une jeune fille. En voilà qui ont apporté ce qu'on attendait. Je ne suis pas restée pour LCD Soundsystem, pour cause d'obligations du lendemain. Parait que c'était pourtant un des meilleurs sets. Tant pis, ce sera pour l'année prochaine. Car cette route du rock m'a semblé toujours autant sympathique, 23000 personnes sur trois jours, restant à taille humaine, (si on les compare aux autres mastodontes bretons – Terre neuvas et Vieilles Charrues – ou aux mastodontes rock que sont les Eurockéennes) on peut s'assoir non loin de la scène sur l'herbe entre chaque set, le fort est un bel endroit, le public intéressant. A refaire. J'espère que les volontés démesurés de certains artistes et la concurrence acharnées des festivals ne vont pas saper le budget. A l'année prochaine donc !
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05.06.2007
L'étranger
Il y a 35 ans, ce devait être en 1972, j'avais découvert, dans le "Rock and Folk" du mois, un article de Philippe Paringaux sobrement intitulé "l'étranger" et qui montrait une photo d'un artiste seul sur scène, cheveux longs et chemise canadienne, penché sur une guitare folk "angelica". le journaliste y relatait un moment magique, à savoir un concert solo de Neil Young dans une salle londonienne. Il aurait tout au plus intituler son article "The loner", le surnom le plus connu de l'homme en question.
C'était la période d'avant Harvest et de la notoriété que ce futur album allait déclencher. Combien de fois j'ai pu lire cet article ! Par procuration je m'y voyais, j'entendais tous ces morceaux commentés avec force et admiration et ce qui en ressortait c'était comme une grâce infinie.
J'étais déjà fan de Neil Young, cette sensibilité à fleur de peau, cette voix fragile et cette impression de solitude qu'il trainait et vers laquelle je me projetais dans cette période adolescente prise en tenaille entre une campagne qui me plaisait, certes, mais où je me morfondais et l'attrait d'une autre culture, d'un autre tout simplement. Avec la peur de ce qui allait être.
Neil Young je l'avais découvert avec ses comparses Crosby, Stills and Nash, au travers d'un formidable double album (parties acoustiques et très électriques) "Four Way Street". Et je suis réellement tombée sous le charme du "loner", suivant fidèlement sa carrière, depuis Harvest qui sortait peu de temps ensuite, et redécouvrant les premiers albums dont "Everybody knows this is nowhere" avec sa pochette bucolique avec chien (la campagne toujours), remontant même jusqu'aux Buffalo Springfield et vibrant profondément aux albums noirs qu'ont représenté "Tonight the Night" ou "On the Beach", mon préféré peut-être par ce côté magnifiquement désabusé. Certaines périodes ultérieures, country, rockabilly,ou ou électronique m'ont un peu laissé de marbre, mais le retour avec "Rust never sleep" a été un énorme moment et le présage de cette vague sonique qui allait éclater à la fin des eighties avec Sonic Youth et Dinosaur Jr. Ensuite j'ai décroché c'est vrai. mais je conserve une affection intacte pour le bonhomme.
J'ai eu l'occasion de le voir, en 1976, dans ce qu'on appelait alors "les abattoirs " de la Villette. J'étais arrivée avec une copine vers 15h00 alors que le concert commençait à 20h00, pour être au plus près, pas dans le style groupie hystérique ,mais pour absorber encore mieux ces morceaux magiques, que ce soit en solo ou en électricité échevelée avec Crazy Horse.
Absorber, vibrer, une intimité, une fusion. Et voilà que l'on m'a offert (pour la fête des mères) ce "live à Massey Hall," concert qui ressemble trait pour trait à celui évoqué dans "l'étranger". Une voix juste, forte, des mélodies chargées d'émotion, un son qui semble plus profond que les versions digitales. Juste un piano et une guitare, ces chansons que l'on connait par coeur et qui semblent prendre vie, et un public extraordinairement présent jusque dans le silence. Un souffle magique.
Il y a un DVD joint et qui semble dirigé par B Sharkey, c'est à dire le pseudo que prend N. Young quand il réalise. Je suis un peu perplexe en ce qui concerne le DVD. C'est le même concert, le même ordre de morceaux, et l'on y voit dans une pénombre quasi constante, (avec un grain assez grossier) juste le visage de N. Young en gros plan (ce qui est déjà remarquable), mais qu'une partie éclairée. Parfois on ne voit que ses cheveux, ou ses mains sur une guitare. Et quelques ajouts sur des scènes très années 70 de son ranch. Rien sur le public, rien sur la scène hormis un tabouret, un tapis, et à de multiples reprises des gros plans sur un vieux magnéto qui tourne.
ça fait un peu art et essai avec des moyens soviétiques. Et pourtant en fin de compte cette minimalisation (si on peut dire) rajoute à la profondeur et la magie du concert.
Un pur moment de grâce.
21:45 Publié dans Rock | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rock
12.05.2007
Route du rock à venir
Ce matin dans le Ouest France local, il est annoncé en première page la venue des Smashing Pumpkins et Sonic Youth à la Route du rock de St Malo. (les 16 et 17 aout) Seule date d'ailleurs en Europe pour les Smashing.
Ouah ! je me croirais revenue quinze ans en arrière à cette belle époque des guitares saturées qui avaient sacrément chamboulé le paysage musical indé.
Smashing Pumpkins, j'avais déjà entendu dire qu'ils se réformaient et sortaient un nouvel album ("Zeitgeist "le 7 juillet), le 1er depuis 7 ans. Et à priori j'ai des doutes sur ce genre d'évènement, le précédent épisode Pixies sentant quand même beaucoup l'attrait des billets verts.
Pourtant, en parlant de reformation, j'ai écouté l'album de Dinosaur jr, "Beyond" et je suis très agréablement surprise. Certains morceaux sont réellement dantesques, Lou Barlow y a sa place, même si elle demeure toujours plus infime, et J Mascis n'a rien perdu de sa magie guitaristique inimitable et de ses mélodies brouillonnes chantées par cette voix trainante de quelqu'un qu'on a sorti du lit trop tôt. Génial feignasse quoi.
Alors pour en revenir la programmation et à l'autre groupe phare, Sonic Youth, j'étais un peu surprise de leur venue à St Malo car ils y étaient déjà il y a deux ans et avaient d'ailleurs servi un set bien terne (je les avais préférés à St Brieuc). Mais Ouest-France précise qu'ils vont jouer leur album "daydream nation" (qui a presque 20 ans -sorti en 1998) et qui a vraiment marqué le monde musical. Leur meilleur album sans doute, un double, ce qui laisse préfigurer un long set. Je me réjouis. En outre, peut-être verra t'on le feignasse avec ou sans Dinosaur Jr, car il était présent sur l'album. Il y a même un morceau clin d'oeil "eliminator Jr" Alors on peut rêver.
15:40 Publié dans Rock | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rock
06.02.2007
des restes de 2006 et les seconds 2007
En ce début d'année et plusieurs semaines de repos numérique, j'essayais de me dire un peu : "qu'est-ce qui me sera donc resté en 2006 dans la tête" ? Musicalement parlant, je veux dire.
Et avec le recul je vois bien que j'ai déjà vite oublié tous les Rakes, les Kooks, maximo Park, voire même Kaiser chiefs, bien éphémères et lassants à la longue. Du talent certes, du culot, du spontané fiévreux, mais rien de neuf sous le soleil et surtout rien qui s'accroche, qui pénètre dans ces fibres.
Je me serais aussi un peu lassé des Raconteurs, malgré tout le talent de Jack White et sa bande, peut-être parce que cela finit par faire filon. Ou trop écouté.
Et puis les merveilles annoncées par une certaine presse, à savoir the Shins (évoqués dans 'Garden State" comme un groupe qui va changer ta vie") et Bonnie Prince Billy, eh bien ils m'ennuient plutôt qu'autre chose. je sais, on me dit qu'il faut réécouter encore et encore pour en ressentir la subtilité, mais c'est un peu rasoir quand même.
Qu'est-ce qui me reste finalement ?
- Une chanson : "Roscoe" de Midlake, magnifique, un entrelac d'harmonies et de vocaux sinueux comme je les aime. (Dès que j'aurais trouve une formule permettant de mettre en ligne des fichiers plus gros, je le ferai) Tout l'album est bien d'ailleurs.
- Tout comme Eagle Seagull, ces américains du le frontière du Nord, combo évoquant un savant mariage de Pulp -et d'Arcade Fire. Ils tiennent la longueur sans faiblir.
- Quelques pépites : "Raoul" et "Monster" de The Automatic, "Alsatian" de White Rose Movement, un morceau qui donne envie de battre du pied et de remuer follement la tête. Pareil pour "Ennemies like this" de Radio Four.
Et bizzarement, ces deux deniers groupes empruntent au feeling des début 80, New order en tête et ce retour des eighties me semble avoir été une donnée constante de cettee année 2006.
On a même senti repointer le "retour du Shoe gazing", avec Serena Maneesh ou les groupes à guitares style Ride ou My Bloody valentine.
Alors si l'on suit cette tendance, 2007 sera t'elle l'année du revival grunge ?
Non, on s'oriente plutôt vers ce qu'on pourrait appeler l'année des seconds, de ces fameux seconds albums. Le tournant tant attendu et redouté selon les dires de la presse spécialisée qui parvient carrément à en faire un évènement.
Bloc Party a bien passé le cap. Maintenant reste à attendre les Clap your hands, et surtout Arcade Fire que j'attends avec une sacrée impatience tout comme Arctic monkeys
Enfin , je suis bien contente de voir que ces néerlandais d'Alamo Race Track connaissent enfin les honneurs. Je les avais vus à la Route du rock 2004 je crois (ou 2005 me souviens plus) et j'avais trouvé leur musique tonique et inventive, solide et mélodieuse, n'ayant rien à envier aux anglo-saxons. Bizzarement personne n'évoquait leur prestation (qui avait eu lieu en plus au début de la soirée alors qu'il faisait encore bien jour avec peu de monde.)
Maintenant les Inrocks et d'autres en disent le plus grand bien, parlant de "Strokes et Radiohead" (carrément) et ce n'est que justice. Voilà un groupe qui allie toute la nervosité du rock avec un sens mélodique et une simplicité qui nous changent de l'arrogance des jeunôts anglo-saxons poussés sur le gazon de Myspace.
L'année commence pas si mal finalement.
09:10 Publié dans Rock | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rock, musique


